Attaque de la radio du Peuple Oicha : « Un acte de sabotage visant à réduire au silence une radio communautaire qui se recherche au prix du sacrifice » (CMTB)

Les journalistes et responsables des médias du territoire de Beni, réunis au sein de la corporation des médias du territoire de Beni, (CMTB) ont analysé, mardi 10 septembre 2019, l’attaque des installations de la radio du Peuble Oicha dans la nuit du lundi au mardi 10 septembre par des hommes armés et vêtus en tenue militaire similaire à celle des AFRDC. Pour eux, « il s’agit d’une attaque ciblée menée par ces inciviques contre la radio du peuple OICHA et son directeur dont la sécurité est à craindre », notent-ils dans leur déclaration lue au terme de leur Assemblée générale extraordinaire.  

Selon eux, c’est dans la mesure où on ne connait pas ce qu’on reproche à la radio et à son directeur, « on ne connait non plus les tenants et les aboutissants de cette machine criminelle ».

Déplorant le retard avec lequel les éléments de l’ordre  arrivés malgré plusieurs appels d’alerte non décrochés via le numéro vert de la police, ils qualifient cette attaque d’un « acte de sabotage visant à réduire au silence un média communautaire qui se recherche et fait son travail pour informer jour et nuit au prix de sacrifice la population meurtrie de territoire de Beni et environs. »

Ils rappellent que cet acte de sabotage contre les journalistes et les médias de cette zone n’est pas le premier.

« Très récemment, des bandits inconnus avaient investi les installations de la radio GOSHEN VOICE  émettant à OICHA où ils avaient emporté des matériels techniques dont la machine ordinateur, depuis lors aucune suite. Des journalistes comme Jackson MUHINDO SIVULYAMWENGE, rédacteur en chef de la Radio Moto/Oicha et Patriote TAIPA régisseur en chef de la radio Télévision MUUNGANO/OICHA étaient également dépossédés de leurs argents, téléphones et matériels de travail en revenant de leur boulot.

Pour eux, ce tableau sombre contribue au musèlement de la liberté de presse et du droit à l’information reconnu comme droit fondamental des citoyens.

Ils appellent à l’ouverture des enquêtes pouvant déboucher sur l’identification de ce réseau criminel qui s’apprend aux médias et aux journalistes, qui ne font que leur travail.

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