Oicha : Des femmes marchandes privées des latrines publiques au marché central

Une bonne partie des femmes marchandes œuvrant au marché central d’Oicha n’accèdent pas aux latrines publiques construites dans ce lieu public. Il s’agit essentiellement des femmes dont les étalages se trouvent dans la partie gérée par l’ISTM, l’Institut Supérieur des Techniques Médicales, responsable d’une partie de la concession de ce marché. Interrogés à ce sujet, la fédération des entreprises du Congo FEC/marché central et le bureau du gérant du marché se rejettent la responsabilité.

Au total 12 latrines sont construites au tour de ce marché central, mais seulement 6 sont opérationnelles et doivent en principe desservir tous les usagers de ce marché. Les huit autres construites dans la partie gérée par l’ISTM ne sont jamais opérationnelles pour des raisons non élucidées.    

Curieusement, une bonne partie des marchands n’accèdent pas à celles qui sont actuellement utilisées.  

«Les latrines du marché sont là, mais pour y accéder, il faut débourser de l’argent.  Voilà pourquoi nous nous débrouillons ailleurs chez les voisins. C’est surtout nous qui sommes dans la partie ISTM. Pourtant nous payons toutes les taxes, mercredi nous payons 500FC, de même le samedi. Nous payons auprès de l’Etat 200FC et nous donnons l’étudiant 300FC» se plaignent  certaines femmes vendeuses dans ce marché.

Contacté à ce sujet, le bureau du gérant marché n’en sait absolument rien. Son secrétaire, Jacques SIVILOLERA  affirme que son bureau n’a jamais été associé à la gestion de ces latrines et rejette la responsabilité à la FEC/marché.

«La gestion de ces latrines, nous n’en savons absolument rien.  C’est à la FEC/marché qu’il faut poser la question parce que c’est elle qui gère tout. Nous n’avons même pas une seule clé de ces latrines. Nous ne sommes pas vraiment associés, même pas intéressé. Mais où pouvons-nous nous plaindre ?  Ça c’est un marché très compliqué», a-t-il déclaré.

 De son coté, la FEC/Marché rejette toutes les accusations portés contre elles par les femmes marchandes de la partie de l’ISTM. Son président, KASEREKA MAGHEMBE dit ne pas comprendre  pourquoi les gens de la partie ISTM ne veulent pas venir se servir de ces latrines.

« Nous avons déjà partagés les clés à tous les secteurs. On avait donné une clé aux commerçants, une autre aux vendeurs des haricots, et puis aux tenanciers de dépôts de farines, de même nous bureau  FEC/marché, nous avons une clé et ce, gratuitement. Nous ne demandons aucun sou. Pour la propriété et le reste,  nous faisons payer une contribution mensuelle. Et le gérant du marché connait parfaitement comment nous travaillons», réagit-il assurant qu’il n’ya aucun problème.  

Et pourquoi les latrines construites par PAP-RDC ne sont jamais opérationnelles, aucune des parties n’as souhaité répondre à cette question.

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