Le député Jean Paul NGAHANGONDI à moitié soulagé par la condamnation de Bosco NTAGANDA

TO GO WITH AFP STORY "The tainted past of DR Congo's mutinous leaders" A picture taken on January 11, 2009 shows General Ntaganda Bosco (2ndL) walking escorted by comrades at his mountain base in Kabati, 40km north west of the provincial capital Goma. General Bosco Ntaganda, known as "Terminator", is accused by the Kinshasa government of being behind the three-month-old mutiny, but he has never publicly assumed that role, which officially goes to Colonel Sultani Makenga. AFP PHOTO/ LIONEL HEALING

Le député provincial du Nord-Kivu et ancien coordonateur de l’ONG Convention pour le respect des droits humains (CRDH) s’est dit à moitié soulagé par  la condamnation de BOSCO Ntaganda. Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) l’ont condamné à trente ans de prison. L’ex-milicien congolais avait été reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre le 8 juillet 2019.

Dans un entretien jeudi 8 novembre 2019 avec radio Moto Oicha, l’élu du territoire de Beni a cependant déploré le fait que la CPI ne s’est limitée qu’à la condamnation de cet ex-chef de guerre sans savoir qui l’ont soutenu.  

« Personnellement, je suis à moitié satisfait d’apprendre que Bosco Ntaganda est condamné pour 30 ans d’emprisonnement pour des crimes qu’il a commis à l’Est de la RDC dans l’Ituri. Vous savez qu’à cette époque j’étais à Bunia et j’ai vu comment cette guerre tribale a décimé des gens. Mais j’ai dit que je suis à moitié satisfait parce que Bosco Ntaganda c’est l’auteur, pourtant il existe plusieurs autres personnalités qui l’ont utilisé. Ils l’ont soutenu, ils l’ont doté de matériels et lui ont même apporté un appui politique ; donc il n’était pas seul. Voilà pourquoi je ne comprends pas pourquoi la CPI ne peut s’arrêter qu’à le condamner sans chercher à savoir qui étaient derrière lui, pourquoi a-t-il pris les armes jusqu’à exterminer la population », a déclaré Jean Paul Ngahangondi.

Il plaide pour la comparution des collaborateurs de Bosco Ntaganda.

« Nous voudrions que la CPI ne puisse pas s’arrêter à ce stade. Elle doit nous dire qui étaient dernière lui, qui lui ont soutenu parce qu’il avait à cet époque certains amis à l’étrangers et même les pays qui lui ont apporté un appui, peut être même ceux de la RDC. Nous voudrions les voir tous devant la barre », a-t-il plaidé.    

Il regrette aussi que les victimes n’ont pas été fixées par la cour sur comment elles obtiendront réparation.

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