Oicha : deux otages des rebelles ADF s’échappent près de MADINA

Deux jeunes garçons, otages des rebelles ADF, se sont échappés depuis lundi dernier des mains de leurs bourreaux dans la brousse où ils étaient détenus pendant environ deux mois. Ils étaient enlevés respectivement à KUKUTAMA et MANTUMBI à deux dates différentes lors des attaques qui avaient eu lieu dans ces villages. 

Agés respectivement d’environ 16 et 17 ans, ces jeunes garçons disent avoir fait un jour de marche en pleine brousse du groupement BAMBUBA-KISIKI pour atteindre Oicha. Ils avaient été pris en otage, d’abord le vendredi 29 novembre 2019 pour celui de KUKUTAMA dont les assaillants avaient d’ailleurs tué son grand frère YONA, en suite le jeudi 05 décembre 2019 pour l’autre, qui est, lui, habitant de MANTUMBI. Après leur enlèvement, ces jeunes garçons, avec plusieurs autres otages, avaient passé deux nuits aux environs du village d’AVEI avant de traverser de l’Ouest vers l’Est, selon leur propre déclaration. Selon eux, ils avaient été conduits en brousse marchant, nuit après nuit dans la brousse, avant d’arriver à MADINA, quartier général des ADF récemment passé sous contrôle des FARDC. Menacés par la pression de l’armée à MADINA, poursuivent-ils,  les assaillants avec leurs otages avaient détalé vers un autre endroit que ces jeunes garçons n’ont pas pu identifier. C’est dans cet endroit où les ADF soignent leurs nombreux blessés que ces ex-otages affirment avoir vu de leurs propres yeux. C’est de là qu’ils se seraient échappés le lundi 20 janvier dernier profitant, selon eux, de l’imprudence de celui qui était commis à leur garde plongé en plein sommeil aux environs de 12 heures, heure à la quelle ces jihadistes procèdent à leurs rites.

Pendant les 40 jours passés en captivité, ces ex-otages affirment qu’ils étaient soumis aux travaux champêtres. Dans cette brousse, les ADF s’en donnent à la culture de banane, du riz et des haricots, précisent-ils. « Nos FARDC font un grand travail », affirment encore ces jeunes garçons avant d’appeler la population à ne pas décourager cet élan. Ils seront en fin remis à leurs familles respectives après avoir été suffisamment exploités par l’armée.        

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