Oicha: les chefs d’établissements scolaires qui hébergent les déplacés plaident pour une aide afin de réparer les dommages causés par ces compatriotes

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Le départ de déplacés pygmées de salles de classe des écoles à Oicha réjouit les chefs d’établissement concernés. Ils déplorent cependant les dommages enregistrés pendant le séjour de ces déplacés qui les ont occupés pendant plus de cinq ans et plaident pour une aide humanitaire ou de la part du gouvernement.

Il s’agit essentiellement des pygmées ainsi que certains bantous qui ont fondé des foyers avec les pygmées, qui évacuent les écoles pour le nouveau site en construction dans la concession de la CECA20 Oicha, derrière l’ITM Oicha et non loin de l’hôpital général de Référence d’Oicha. Ils occupaient au moins quatre écoles toutes officielles dont les écoles primaires MWANGAZA et CHAMBOKO ainsi que les instituts MABALAKO, KIKONGO et le Complexe scolaires MUKAKIRA. C’est une mesure salutaire pour nos écoles, nous confie monsieur  Mathe Makuta, préfet de l’Institut MABALAKO. Cependant il parle d’un simple désengorgement car plusieurs autres déplacés bantous sont encore là. « S’il y avait par exemple trois famille dans une même salle de classe, et maintenant qu’il ya certaines salles vides, automatiquement les trois familles se séparent et réoccupent les salles laissées par les pygmées. Curieusement aucune salle n’est vide », constate le préfet de l’Institut Mabalako à Oicha.    Il affirme que ces écoles ont enregistré plusieurs dégâts liés à leur occupation par les déplacés. « Les bancs sont souvent utilisés comme bois de chauffe, les fenêtres et vitres cassées et les toilettes transformées à poubelles, c’est compliqué ! Il faudra que le gouvernement et les humanitaires puissent songer à la réhabilitation de tout ça. Les écoles ne peuvent pas accueillir des déplacés et payés les prix de son hospitalité », plaide-t-il.   Disons que c’est depuis plus de 5ans que ces écoles hébergent les déplacés fuyant les massacres des populations dans le territoire de Beni, massacres perpétrés par les rebelles ougandais de l’ADF.  

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