Au moins 10 à 20 cas de violences sexuelles sont recensés chaque mois dans la zone de santé rurale d’Oïcha, en territoire de Beni. L’alerte vient de Jeannot Kalivwa, superviseur chargé des soins curatifs, lors d’un entretien accordé à Radio Moto Oïcha le lundi 1er décembre 2025.
Selon lui, les femmes et les jeunes filles demeurent les principales victimes, particulièrement dans les zones affectées par l’insécurité persistante. Il insiste sur l’importance, pour toute victime, de se rendre dans une structure sanitaire dans les 72 heures suivant l’agression, afin de bénéficier d’une prise en charge médicale et psychosociale gratuite.
« En moyenne, nous recevons entre 10 et 20 cas par mois. La prise en charge est totalement gratuite dans toutes les structures opérationnelles de la zone de santé. Lorsqu’on est victime, il est crucial de se présenter le plus tôt possible, idéalement dans un délai de moins de 72 heures, pour bénéficier gratuitement du kit PEP », a précisé Jeannot Kalivwa.
Il appelle également la communauté à briser le silence autour des violences sexuelles et à encourager les victimes à rechercher rapidement de l’aide.
Laetitia Vusara.