Beni : les chefs de base exigent plus de reconnaissance de leur service à Oicha, l’autorité municipale rassure !

À Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, des chefs de base déplorent ce qu’ils qualifient de manque de reconnaissance de leur travail par leurs autorités hiérarchiques. Présents à la parade hebdomadaire de ce lundi au bureau de la commune, ils ont exprimé leur mécontentement face à cette attitude qui risque, selon eux, de les décourager.

Ce sont certains chefs des cellules, d’avenues et des quartiers qui ont haussé la voix pour exprimer leur désolation. Tout est parti d’une accusation selon laquelle certains chefs de cellule n’accompagnent pas l’opération de numérotation des parcelles en cours dans l’entité.

Accusation reconnue par les uns et rejetée par d’autres. C’est là qu’ont commencé les discussions, c’était vers la fin de la parade. Les chefs de base demandent à leur hiérarchie de ne pas seulement tonner quand ça ne va pas, et “ignorer de dire un simple merci” quand le travail est abattu.

Et cela est une des conséquences que vous trouvez sur le terrain. Et vous vous demandez pourquoi les chefs d’avenues n’interviennent pas. Je pense que c’est à cause de cela“, a répliqué le premier.

Le constat que nous avons est qu’au lieu de nous approcher, ce sont des menaces : ‘Oh, vous serez emprisonnés’, ceci, cela, ‘vous ne travaillez pas bien’. Et malheureusement cela nous décourage, alors que nous avons besoin et nous allons continuer de travailler pour notre gouvernement.

Un peu d’encouragement : merci chef de quartier, merci chef de cellule. Pas d’autres motivations, depuis 1990 nous travaillons comme bénévoles et nous allons continuer à travailler“, a insisté le second, sous les applaudissements du public présent.

À la parade même, l’autorité municipale a précisé que les services que les chefs de base rendent à la communauté ne sont pas ignorés. Répondant aux questions de la Radio Moto Oicha, le bourgmestre adjoint, Jean de Dieu Kibwana, a insisté sur le fait que ce sont d’ailleurs ces chefs d’avenues, des cellules et des quartiers qui tiennent le bureau.

Nous sommes dans une administration qui exige une collaboration. C’est pourquoi on s’est dit, s’il y a des failles d’un côté ou de l’autre, il faut toujours venir le plus tôt possible poser des questions. La solution sera trouvée. Si vous avez tel ou tel autre droit qui n’est pas respecté, on va se mettre ensemble, on aura une solution par rapport à cette cause”, rassure Jean de Dieu Kibwana.

Le président de la société civile noyau d’Oicha, qui a assisté à ces discussions, a émis le vœu de voir les différents chefs se mettre autour d’une même table avec leurs autorités hiérarchiques, afin d’arranger certaines choses en interne. Une idée soutenue par Kavira Mwenge Eugénie, bourgmestre de la commune d’Oicha, qui a annoncé que les invitations seront bientôt envoyées aux chefs de base.

Nganga Victor Mbafumoja

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