Les usagers de la route Mbau-Kamango attendent des résultats palpables après le relancement des travaux de réhabilitation de cet axe routier. Ils se sont exprimés ce mercredi 5 février 2025, appelant à plus de sérieux dans l’exécution de ces travaux. Ces taximen plaident également pour le renforcement des dispositifs sécuritaires sur cette route.
C’est la deuxième fois en moins d’une année que les autorités provinciales lancent les travaux de réhabilitation de la route Mbau-Kamango. Pour Mumbere Philémon, un conducteur de mototaxi rencontré au parking Bauma de Mbau, ces travaux ne doivent pas rester au stade du lancement sans que des résultats palpables ne soient visibles. Il témoigne de l’état de délabrement de cette route.
«Ils ont récemment coupé le ruban et on vient encore de le faire. Nous nous demandons si la route restera uniquement pour le lancement alors qu’elle n’est pas entretenue. Nous voulons que celui qui vient de relancer ces travaux les mène jusqu’au bout, à la frontière avec l’Ouganda. L’attributaire qui vient d’être remplacé a seulement travaillé sur 14 kilomètres. Nous souffrons tellement sur cette route, surtout dans le parc où le délabrement est extrême», a-t-il déclaré.
De son côté, Kambale Justin, également taximan, se réjouit de cette nouvelle initiative, mais reste exigeant. Il espère que la nouvelle société en charge des travaux fera mieux que ses prédécesseurs, qui n’ont pas réussi à réhabiliter cet axe. Il insiste également sur l’importance d’assurer la sécurité des usagers.
“C’est une bonne chose de pouvoir se souvenir de cette route. Nous avons souffert pendant beaucoup de temps. Nous lancions des appels pour qu’on réhabilite cette route, mais sans succès. Heureusement, c’est fait. Il faut que la réhabilitation soit effective jusqu’au dernier centimètre de cette route. Si la route est réhabilitée, même nos militaires n’auront pas de problème pour leurs opérations. Notre souci est de voir aussi le dispositif sécuritaire être renforcé sur cette route”, a-t-il plaidé.
Ces travaux, lancés par le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, devraient être achevés dans un délai de six mois, selon les engagements pris par la nouvelle entreprise attributaire.
Sam Kitha D.