La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le groupement Bambuba-Kisiki, territoire de Beni (Nord-Kivu). L’alerte est lancée par la société civile et les forces vives locales, qui évoquent les récentes attaques attribuées aux rebelles ADF, survenues dimanche dernier dans les entités voisines de Mamove et Vuhira.
Selon le président de la société civile locale, Patrick Musubao, ces zones attaquées surplombent directement le groupement Bambuba-Kisiki, exposant ainsi cette entité à une menace permanente. Il appelle particulièrement les personnes déplacées à la vigilance lors de leurs déplacements, afin d’éviter toute infiltration de l’ennemi.
« La situation sécuritaire est préoccupante parce que les villages de Samboko et Mamove sont à cheval sur le groupement Bambuba-Kisiki. Ces agglomérations touchent directement notre groupement. Actuellement, nous vivons dans la terreur et nous accueillons plusieurs déplacés. Nous demandons que chaque déplacé soit identifié, car il existe un risque d’infiltration des ennemis de la paix », a-t-il déclaré.
Patrick Musubao recommande également aux forces de défense et de sécurité d’intensifier la traque des groupes armés actifs dans la zone. Il exhorte par ailleurs la population à jouer pleinement son rôle en dénonçant tout mouvement suspect dans les meilleurs délais.
« Partout, la peur est présente. Quand Mamove est attaqué, tous les villages voisins du groupement Bambuba-Kisiki sont menacés. Nous saluons les efforts des services de sécurité, mais ils doivent être davantage renforcés. Pour nous, population civile, notre principale arme reste la dénonciation en temps utile », a-t-il insisté.
Selon les forces vives du groupement Bambuba-Kisiki, la menace persistante des rebelles ADF plonge les habitants de cette partie du secteur de Beni-Mbau dans une peur constante.
Kavetya Mbusa Muyeye