Le banditisme continue de gagner du terrain dans la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni. Au cours de la semaine écoulée, au moins 12 cas de vol ont été signalés dans différents quartiers, avec près de 2 000 dollars américains emportés, en plus de plusieurs biens matériels. Ces chiffres ressortent des rapports présentés par les chefs de base lors de la parade hebdomadaire tenue ce lundi au bureau de la commune.
Selon ces rapports, la situation sécuritaire demeure préoccupante. Dans le quartier Pakanza, quatre cas de vol ont été enregistrés, dont deux dans la cellule Kasana. À Malaki, des individus ont cambriolé un dispensaire, emportant des téléphones, avant de s’introduire dans une habitation où ils ont volé des ordinateurs, des amplificateurs et d’autres biens.
Au quartier Mbimbi, des visiteurs venus pour une activité évangélique à la CECA20 ont été victimes d’un cambriolage nocturne. Les malfrats se sont introduits dans leur chambre pendant leur sommeil, emportant des téléphones ainsi qu’une importante somme d’argent estimée à plus de 700 dollars, voire près de 1 000 dollars selon certaines sources.
Dans le quartier Mabasele, deux cas ont été signalés. En cellule Matokeo, un kiosque a été visité par des inconnus, tandis qu’à Kebikeba, une cafétéria a été cambriolée avec une perte estimée à environ 135 000 francs congolais, en plus d’autres biens.
Le quartier Bakaiku n’a pas été épargné. Deux cas ont été rapportés dans la cellule Kisubi, dont un sur l’avenue Kolwezi où 150 000 francs congolais ont été emportés. Dans une autre habitation, un matelas et divers biens ont été volés. D’autres cas ont également été signalés dans la cellule Bashu.
Au quartier Masosi, cellule Abeli, des voleurs ont cambriolé une maison et emporté 100 000 francs congolais. À Oïcha 1er, dans la cellule de l’hôpital, des individus ont volé des poules et consommé sur place des restes de nourriture retrouvés dans les cuisines.
Au total, le montant des pertes financières est estimé à près de 2 000 dollars américains en l’espace d’une semaine dans les six quartiers concernés.
Face à cette montée de l’insécurité, le bourgmestre a insisté sur la nécessité pour les victimes de porter plainte contre inconnu. De son côté, le commandant de la Police nationale congolaise (PNC) a indiqué que près de 90 % des auteurs de ces actes seraient des enfants, parfois instrumentalisés par des adultes. Il a ainsi appelé les parents à assumer pleinement leur responsabilité dans l’encadrement des jeunes.
Jean-Claude Mbafumoja