Trois (3) jeunes ont été appréhendés en commune d’Oïcha après avoir déterré de la viande de bœuf détruite par le service vétérinaire, jugée impropre à la consommation dans le quartier Mabasele. Selon les autorités, cette viande représente un réel danger pour la santé publique. Le responsable du service vétérinaire condamne cet incident et appelle la population à la prudence. Il rappelle que la consommation de viande provenant d’animaux morts naturellement est fortement déconseillée.
Les éléments de la police déployés dans le quartier Mabasele ont procédé à l’arrestation de ces jeunes. Ils faisaient partie de l’équipe ayant participé à la destruction de la viande le lundi 8 décembre 2025. Malgré cela, ils sont revenus mercredi pour tenter de déterrer et de vendre cette viande à la communauté, ce que Patrick Mubarikiwa, responsable du service vétérinaire, dénonce fermement.
« Nous avons procédé à l’abattement de cette bête à l’abattoir avant de l’enterrer et d’utiliser des produits toxiques pour garantir qu’elle ne soit pas consommée. Malheureusement, certains sont revenus pour la récupérer et tenter de la vendre à la population. Heureusement, ils ont été appréhendés par la police », explique M. Mubarikiwa.
Le responsable de la santé animale profite de cette occasion pour rappeler aux habitants de n’acheter de la viande que dans des boucheries reconnues et contrôlées par l’État. Il insiste également sur l’importance de ne pas consommer de viande dont l’origine est inconnue.
« Depuis l’année passée, nous faisons face à une menace d’anthrax, ou charbon bactérien, qui décime le bétail. Cette bête que nous venons d’enterrer est la onzième que nous détruisons cette année en commune d’Oïcha. Il est essentiel de sensibiliser la population à la non-consommation de viande d’origine douteuse », ajoute-t-il.
En 2025, plusieurs animaux sont déjà morts de l’anthrax, une maladie animale transmissible à l’être humain, ce qui renforce la nécessité de respecter ces recommandations.
Jean-Claude Mbafumoja