La crise dans l’Est de la République démocratique du Congo connaît un nouvel épisode de consultations diplomatiques. Après l’implication du président Félix Tshisekedi, la coalition AFC/M23 se dit également prête à engager le dialogue, dans l’objectif de trouver une solution pacifique au conflit.
La rébellion AFC/M23 a reçu une invitation pour des consultations de la part du président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine. La coalition des pasteurs de la CENCO et de l’ECC est aussi concernée et pourrait se rendre en Angola pour des discussions particulières.
Dans sa réponse à l’invitation, la rébellion n’a pas rejeté la main tendue de Luanda. L’AFC/M23 a salué les initiatives qualifiées de louables par la partie angolaise, mais à certaines conditions. Son coordonnateur, Corneille Nanga, exige des précisions, notamment sur la nature de ce dialogue : s’agit-il d’un nouveau processus de négociation ou d’une initiative complémentaire à celle de Doha, au Qatar ? La rébellion souhaite également obtenir des clarifications sur le rôle du Qatar dans cette démarche et dénonce la multiplication des forums de paix, citant Nairobi, Luanda puis Doha.
Selon des sources concordantes, les évêques de la CENCO et les pasteurs de l’ECC pourraient se rendre à Luanda dès mercredi prochain pour discuter de la crise dans l’Est de la RDC.
Par ailleurs, la semaine dernière, le président Félix Tshisekedi a effectué deux voyages consécutifs en Angola, consacrés aux discussions sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Le porte-parole du gouvernement a récemment confirmé que Kinshasa se dit désormais disposé à un dialogue national inclusif.
Jean-Claude Mbafumoja