Le secrétaire adjoint des Nations-Unies est en mission de service en RDC. C’est dans l’objectif de réaffirmer l’engagement de la MONUSCO face aux crises congolaises. Jean-Pierre Lacroix a échangé jeudi avec plusieurs hauts cadres du pays.
Ce haut cadre de l’ONU se charge notamment des opérations de maintien de la paix. D’après nos sources, son arrivée en RDC montre la volonté de l’ONU d’inscrire les crises en RDC dans l’agenda de la communauté internationale. À Kinshasa, où il a commencé sa tournée, il a échangé avec le chef de l’État Félix Tshisekedi. Leurs discussions ont porté sur les violences persistantes dans l’Est.
Ils ont aussi discuté des stratégies à adopter pour favoriser un retour rapide à la stabilité. Lacroix a rappelé que la cessation des hostilités doit être une réalité et non un simple engagement politique. Dans ses échanges avec Judith Suminwa, la cheffe du gouvernement congolais, il a appelé à la mobilisation des acteurs nationaux et internationaux pour mettre fin à la crise. Il constate cependant que sur les lignes de front rien n’a changé.
« Sur le terrain, la violence ne diminue pas, elle a tendance à s’intensifier. Cela veut dire que nous devons tous ensemble redoubler nos efforts pour faire en sorte que des progrès concrets, réels, amenant la fin de la violence, un cessez-le-feu, et la mise en œuvre de tous les engagements pris, la mise en œuvre de la résolution 2773, se concrétisent enfin parce que les populations souffrent », dit-il.
Kinshasa lui a réaffirmé son engagement à protéger son intégrité territoriale. Le même jeudi, Jean-Pierre Lacroix a rencontré le président de l’Assemblée nationale. Avec Vital Kamerhe, il a mis en lumière l’importance du dialogue entre la RDC et le Rwanda.
Il pense que tous les acteurs nationaux doivent être impliqués pour garantir un retour à la stabilité. Après Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix était attendu ce vendredi en ville de Bunia en Ituri. Il pourra ensuite se rendre dans la ville de Beni, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
JC Mbafumoja