Deux personnes ont été tuées par balles et trois autres grièvement blessées lors d’une manifestation organisée ce mardi 27 décembre 2026 à Manguredjipa, en territoire de Lubero. Cette action, initiée par les femmes de la localité, visait à dénoncer l’insécurité persistante dans plusieurs entités du territoire. La société civile locale dénonce une violation des droits humains et exige l’arrestation des auteurs de ce double meurtre.
Les victimes décédées, tous des jeunes garçons, ont été touchées par des tirs attribués aux forces de l’ordre alors qu’ils participaient pacifiquement à la manifestation. Parmi les blessés figurent une femme, un nourrisson de six mois et un autre jeune garçon, tous atteints par des balles réelles. Les victimes ont été évacuées vers des structures sanitaires pour une prise en charge urgente.
Outre les pertes en vies humaines, des dégâts matériels importants ont été signalés. La résidence du chef de secteur a été vandalisée par des manifestants, qui ont incendié une moto et détruit plusieurs biens électroménagers. Ces violences ont paralysé les activités socio-économiques, y compris la fermeture du marché local.
Le président de la société civile du secteur des Bapere, Kagheni Samuel, condamne fermement ces actes.
« Il est inadmissible que des citoyens pacifiques perdent la vie alors qu’ils réclamaient protection contre les exactions des groupes armés », a-t-il déclaré.
Il appelle les autorités nationales à se rendre sur le terrain pour écouter la population et trouver une solution durable à cette crise sécuritaire. Il a également invité les habitants à observer une journée de deuil ce mercredi et à suspendre leurs activités jusqu’à ce que des réponses concrètes soient apportées. La société civile exige par ailleurs l’ouverture d’enquêtes sérieuses afin que les responsables de ces tirs répondent de leurs actes.
Cette manifestation survient 72 heures après une attaque des rebelles ADF dans le village de Musenge, chefferie des Baswaghe, où plusieurs maisons, une structure sanitaire et une église catholique ont été incendiées. Cette attaque avait provoqué un déplacement massif de la population et entraîné la mort de deux militaires des FARDC.
Rédaction.