Lubero : le bilan de l’attaque ADF à Byambwe passe à 28 morts, dont 17 exécutés dans un centre de santé

Le bilan de la récente attaque meurtrière attribuée aux rebelles ADF à Byambwe, dans le territoire de Lubero, a été revu à la hausse. Il est passé de 19 à 28 personnes tuées, dont 17 malades retrouvés exécutés au centre de santé de référence de la localité. Ces nouvelles tueries sont survenues dans la nuit de vendredi à samedi 15 novembre 2025.

Selon le colonel Kiwewa Mitale Alain, administrateur du territoire de Lubero, ce bilan résulte des fouilles menées à Byambwe et dans ses environs au lendemain de l’attaque. Il précise toutefois que ce chiffre reste provisoire. L’autorité territoriale, consternée, dénonce une violation flagrante du droit international humanitaire.

Le colonel Kiwewa condamne fermement l’attaque contre une structure sanitaire qui servait une population déjà vulnérable, en majorité des personnes fuyant les atrocités dans plusieurs villages de la chefferie des Baswagha et du secteur des Bapere. Il appelle les habitants des zones non sécurisées à collaborer davantage avec les FARDC en signalant tout mouvement suspect.

« Nous avons enregistré 17 personnes exécutées dans le centre hospitalier de Byambwe, en violation du Droit Internationaux Humanitaire. Nous condamnons fermement cette nouvelle tuerie de civils innocents. Des structures de santé ont été vandalisées et saccagées. Ces actes ignobles doivent être sanctionnés », a déclaré l’administrateur.

Il rapporte également d’autres assassinats : deux personnes tuées dans le quartier Makuta ; une femme exécutée à Rabiano, situé à 3 km du centre de Byambwe ; trois personnes tuées dans la même cité ; deux autres victimes retrouvées dans la ferme économique d’un certain Zohéro.

Du côté sanitaire, la zone de santé de Biena confirme l’attaque. Un membre du personnel soignant évoque l’incendie du pavillon de maternité et du bloc opératoire, ainsi que le pillage des médicaments. Il affirme que 17 personnes, dont quatre femmes allaitantes, ont été exécutées sur leur lit d’hôpital.

Il appelle le gouvernement à considérer la menace ADF avec la même attention que l’agression rwandaise, notamment en renforçant la protection des infrastructures médicales dans les zones en danger.

Cette attaque intervient 48 heures seulement après une tentative rebelle repoussée jeudi par la coalition FARDC-UPDF près du village de Mayiba.

Laetitia Vusara

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