Suite à l’attaque sanglante perpétrée par les rebelles de l’ADF contre le centre de santé de référence de Byambwe, dans la zone de santé de Biena, les agents de santé réunis au sein de l’Intersyndicale IMS annoncent la suspension temporaire de toutes les activités dans les structures sanitaires locales. Cette mesure a entré en vigueur samedi 15 novembre 2025 et durera 48 heures.
Dans une lettre ouverte adressée au fonctionnaire délégué du gouverneur affecté à Njiapanda, les professionnels de santé expliquent qu’ils prennent cette décision en raison d’un climat d’insécurité croissant, marqué par des attaques répétées visant les infrastructures médicales. Ils dénoncent par ailleurs un sentiment d’abandon de la part des autorités compétentes.
Pour les signataires, la fermeture concerne l’ensemble des centres de santé, postes de santé et hôpitaux de la zone. Pendant la suspension, précisent-ils, les Comités de Gestion (COGE) resteront mobilisés pour assurer la surveillance des bâtiments et du matériel.
L’Intersyndicale prévient que la mesure pourrait être prolongée si aucune disposition concrète n’est prise pour sécuriser les structures sanitaires et leurs équipes. Les signataires exigent une réponse rapide et efficace face à la menace toujours présente dans la région.
Pour rappel, l’attaque survenue dans la nuit de vendredi à samedi 15 novembre à Byambwe a fait au moins 28 morts, dont des malades exécutés dans leur lit. Elle a également entraîné l’incendie d’une vingtaine de maisons, plongeant plusieurs villages du groupement Manzia dans la panique.
Laetitia Vusara