Oïcha : des rumeurs sur le vaccin Ebola perturbent les cours dans certaines écoles, l’ANAPECO appelle les parents à rassurer leurs enfants

Des rumeurs sur une probable campagne de vaccination contre Ebola ont provoqué une panique dans certaines écoles de la ville d’Oicha mercredi 7 octobre 2026. Tout serait parti d’un passage d’un véhicule d’une organisation humanitaire près d’une école. Des apprenants ont fui dans tous les sens craignant l’arrivée d’une éventuelle équipe de vaccination. L’Association nationale des parents d’élèves du Congo, ANAPECO territoire de Beni s’inquiète de cette situation. Son conseiller qui s’est exprimé ce jeudi 8 octobre 2026, appelle les parents à rassurer leurs enfants et à les sensibiliser sur ces rumeurs. Il insiste également sur les risques liés aux fuites désordonnées des apprenants.

Depuis le début de cette semaine, ces rumeurs sur la vaccination contre Ebola ont deux fois perturbé les cours dans certaines écoles du quartier Pakanza.

L’ANAPECO dit constater que certains parents, eux-mêmes inquiets face à la maladie, propagent involontairement des intox.

Son conseiller, Paluku Selenge, demande ainsi aux parents de prendre le temps d’échanger avec leurs enfants pour les rassurer et éviter les réactions de panique dans les écoles.

« Quand j’ai fait des recherches, j’ai constaté que c’est nous, parents, en voyant la peur d’Ebola qui tue, et certains disent aux enfants que s’ils voient un véhicule d’une ONG, ils doivent penser que c’est pour le vaccin. Alors, je voudrais supplier les parents : que chaque parent s’assoie avec ses enfants pour les apaiser, parce que nous savons qu’un enfant ne peut aller à l’encontre de ce que vous pouvez dire. Disons-leur que le vaccin d’Ebola n’est pas encore ici, qu’on ne l’amènera pas à l’école et, aussi, que le vaccin n’est pas obligatoire », a-t-il déclaré.

Pour l’ANAPECO, ces mouvements de panique ont également des conséquences sur la scolarité des enfants.

Paluku Selenge évoque les risques talques des accidents auxquels les enfants sont exposés lorsqu’ils quittent précipitamment les salles de classes.

« Quand les enfants fuient et abandonnent l’école, alors que nous les amenons là-bas pour leur éducation, ils perdent leur temps et ils perdent leur éducation aussi. Il y a plusieurs risques quand ils fuient en désordre : ils peuvent se heurter à des motos, d’autres peuvent tomber dans des ravins, et quand ils seront blessés, la charge reviendra encore sur nous, parents. Alors, nous, parents, aidons les enseignants. Quand nous sensibilisons les enfants au fait que le vaccin n’est pas là, et que les enseignants leur disent que le vaccin n’est pas présent, nous allons bien encadrer les enfants, et leur attention ne sera pas concentrée sur l’extérieur pour écouter si un véhicule arrive, mais sur ce que l’enseignant dit », a-t-il insisté.

Depuis quelques semaines, les rumeurs liées à la vaccination contre Ebola ciblent les écoles et perturbent les cours dans la région de Beni-Ituri. A Eringeti et Cantine, ces mêmes fausses informations avaient déjà perturbé les activités scolaires.

Sam Kitha D.

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