Au moins 619 cas de violations des droits humains ont été enregistrés en République démocratique du Congo au mois de septembre 2025, selon le dernier rapport du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) publié le 25 novembre. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri concentrent à elles seules 64 % de ces incidents, en raison des conflits armés persistants.
Le rapport indique que les groupes armés demeurent les principaux auteurs, responsables de 74 % des violations documentées. Parmi eux, le M23 est cité avec 177 cas, suivi des Wazalendo (72) et des ADF (46). Les agents de l’État, notamment au sein des FARDC et de la Police nationale congolaise, sont impliqués dans 24 % des violations signalées.
Le BCNUDH alerte également sur la poursuite des violences sexuelles liées aux conflits, avec 80 incidents ayant touché 201 victimes. Ces crimes sont majoritairement attribués au RED-Tabara, au M23, aux Wazalendo, aux Twirwaneho, à la CODECO, ainsi qu’à certains agents étatiques et éléments de forces étrangères. Par ailleurs, 24 violations des libertés fondamentales ont été recensées dans plusieurs provinces, dont le Sud-Kivu, Kinshasa et le Haut-Katanga, affectant 51 personnes. En matière de protection individuelle, 14 cas imputables à des agents de l’État ont été enregistrés. Le BCNUDH indique avoir fourni un appui sécuritaire à 15 journalistes et défenseurs des droits humains durant cette période.
Sur le plan judiciaire, les efforts contre l’impunité ont abouti à l’ouverture de 20 poursuites visant des militaires et des membres de groupes armés. Ces procédures ont conduit à 19 condamnations, un acquittement et plusieurs autres décisions de justice. Le rapport ne fait toutefois mention d’aucune personnalité politique nationale impliquée dans les cas documentés.
JC Mbafumoja