Les messages de félicitations n’ont pas tardé après l’élection d’Aimé Boji à la tête de l’Assemblée nationale. Plusieurs acteurs politiques à l’échelle nationale lui ont rappelé les défis majeurs qui l’attendent, notamment la crise persistante dans l’Est de la RDC, la lutte contre la pauvreté et la vie chère.
De nombreuses sources au sein de l’Assemblée nationale critiquent le déroulement de ces élections. Elles dénoncent la corruption qui aurait entouré l’accession d’Aimé Boji Sangara au poste de président de la chambre basse du Parlement. Selon le journal ÉchoNews, dans sa 1113ᵉ publication, la corruption aurait joué un rôle déterminant pour convaincre les députés d’octroyer le pouvoir à Aimé Boji Sangara.
Le média titre d’ailleurs : « L’Union sacrée corrompt ses propres élus pour le vote de son candidat unique à la présidence de l’Assemblée nationale ». Le journal affirme que certains députés de l’Union sacrée auraient exigé 6 000 dollars chacun et, faute de recevoir la totalité de ce montant alors qu’ils avaient déjà touché 2 500 dollars, ils auraient refusé de siéger. Le vote, prévu vers 13 heures, ne s’est finalement tenu que tard dans la nuit.
Dans les colonnes d’ÉchoNews, un élu parle même d’une honte. Malgré ces critiques, les félicitations sont tombées. L’UNC du Sud-Kivu, fief électoral d’Aimé Boji Sangara, lui a adressé un message de soutien, lui promettant un accompagnement tout au long de son mandat.
L’acteur politique Théo Kasi rappelle quant à lui les défis qui attendent le nouveau président de l’Assemblée nationale : la restauration de la paix dans l’Est de la RDC, la lutte contre la pauvreté et la vie chère, la modernisation du travail parlementaire pour plus d’efficacité, le renforcement du contrôle parlementaire, la réconciliation entre les institutions et la promotion d’un débat démocratique et constructif.
JC Mbafumoja