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RDC – Polémique sur la Constitution : sous pression, Modeste Bahati Lukwebo présente ses excuses et réaffirme sa loyauté à Félix Tshisekedi

Après ses critiques sur l’option du changement ou de la révision de la Constitution congolaise, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a présenté ses excuses. Sous le viseur d’une pétition visant sa destitution, le deuxième vice-président du Sénat a juré loyauté au chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Ces excuses interviennent en pleine polémique autour de ses récentes déclarations. Il y a peu, l’élu critiquait l’option du changement ou de la révision de la Constitution de la République démocratique du Congo. Selon lui, le pays n’a pas un problème de textes, mais plutôt un problème de dirigeants. Après une vague d’indignation au sein de son camp politique, Modeste Bahati Lukwebo a présenté publiquement ses excuses et réaffirmé sa loyauté envers le président de la République.

Dans un message diffusé sur le forum WhatsApp des sénateurs, l’ancien président du Sénat et autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) a tenu à clarifier sa position afin d’éviter toute interprétation politique susceptible de fragiliser la cohésion de la majorité au pouvoir en République démocratique du Congo.

Dans ce message adressé à ses collègues parlementaires, le professeur Bahati Lukwebo a exprimé son attachement personnel et politique au chef de l’État, tout en rappelant son engagement constant au sein de la majorité présidentielle.

« Je présente mes excuses et réaffirme ma loyauté au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que mon engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation », a-t-il écrit dans ce groupe de discussion interne du Sénat.

Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par plusieurs réactions politiques au sein de sa propre famille politique. Il y a peu, certains sénateurs membres du groupe AFDC-A avaient publié une déclaration officielle pour se désolidariser de ses propos, affirmant qu’ils n’avaient pas été consultés au préalable.

Des sources concordantes affirment d’ailleurs qu’une pétition visant sa destitution est en cours. Elle aurait déjà réuni plus de 22 signatures, dépassant ainsi le nombre requis pour tenter de lui ravir son poste au bureau du Sénat.

Jean-Claude Mbafumoja