La peur et le désespoir sont palpables dans le chef des habitants de Mbau-Linzo après l’attaque attribuée aux ADF à Upende-Mangadu. Ils sont de nouveau contraints de se déplacer chaque soir vers des zones supposées sécurisées. Ce déplacement récurrent inquiète ces habitants, qui se disent fatigués de vivre dans l’angoisse permanente. Ils ont exprimé leur ras-le-bol ce jeudi 12 février 2026 et appellent les autorités à agir pour ramener la paix dans la zone.
Le quartier Linzo, situé à l’entrée Ouest de Mbau, vit à nouveau dans la peur. Après l’attaque de Upende-Mangadu, l’inquiétude s’est de nouveau installée dans cette partie du chef-lieu du secteur de Beni-Mbau.
Les habitants sont contraints de quitter leurs maisons chaque soir pour se mettre à l’abri. Cet homme, qui a requis l’anonymat, parle de son angoisse et exprime son ras-le-bol. Il appelle les services de sécurité à agir afin de permettre aux familles de vivre en toute quiétude.
« La situation n’est pas bonne depuis les tueries d’Upende-Mangadu. Nous, les habitants, nous n’avons pas la paix. La peur est grande. Comme tu le vois, les maisons sont fermées, les gens se sont déplacés à cause de la peur. Ça nous inquiète beaucoup. On pensait que nous avions une petite accalmie, alors quand la situation d’Upende vient nous surprendre, nous nous sentons déséquilibrés…..Nous voyons que notre armée a encore du travail pour nous ramener la sécurité, que les autorités nous aident à nous ramener cette sécurité pour que chacun s’installe chez lui sans problème », a-t-il indiqué.
Non loin de là, une femme exprime également son désespoir. Elle se dit épuisée par cette insécurité qui les a contraints à abandonner leurs champs. En plus des déplacements nocturnes vers des quartiers jugés plus sûrs, leurs cultures sont aujourd’hui menacées. Elle réclame la paix et la sécurité et met les autorités devant leurs responsabilités.
« Nous n’avons pas la paix… Nous sommes ici avec la peur au vendre à cause de cette situation. Que les autorités nous aident, qu’elles aient pitié de nous et nous ramènent la paix et la sécurité dans notre milieu de Linzo-Mbau…..Nous n’allons plus aux champs, nos cultures, surtout les haricots, viennent de pourrir suite à cette situation », a-t-elle déploré.
Il faut noter que depuis les attaques de Mamove, d’Oicha et de l’Ouest de Mbau, le déplacement nocturne, surnommé localement « Ghostera », s’observe dans presque tous les quartiers périphériques de Mbau et d’Oicha.
Dans la nuit du mercredi 10 février, plusieurs mouvements de population ont encore été signalés à Mbau. Plusieurs habitants ont quitté leurs maisons pour des zones jugées plus sécurisées après avoir entendu des coups de feu provenant des brousses situées à l’Ouest de cette entité.
Sam Kitha D.
