La zone de santé d’Oïcha, territoire de Beni a déjà enregistré au moins 19 cas suspects de maladie à virus Ebola depuis le début de l’épidémie. Parmi eux, deux cas ont été confirmés positifs et les deux patients sont décédés. L’information a été communiquée lors d’un point de presse ce samedi 13 juin 2026 par le coordonnateur zonal de la riposte, le docteur Nzala Esaie.
Médecin directeur de l’Hôpital général de référence d’Oïcha, il précise que 13 autres patients sont actuellement maintenus en isolement au centre de transit en attendant les résultats de laboratoire. Quatre cas suspects se sont quant à eux révélés négatifs et ont déjà quitté la structure de prise en charge.
« Jusqu’à là, nous avons déjà totalisé au total dans la zone de santé 19 cas suspects. De ces 19 cas suspects, il est sorti deux résultats positifs. Malheureusement, tous sont déjà décédés. Pour les 17 cas suspects restants, nous avons déjà reçu certains résultats : quatre sont sortis négatifs et ont été déchargés du centre de transit. Il nous reste actuellement 13 cas suspects encore en isolement pour lesquels nous attendons les résultats », a expliqué le docteur Nzala Esaie.
Selon le responsable de la riposte, près de 50 cas contacts ont déjà été identifiés et font l’objet d’un suivi régulier. La zone de santé a également enregistré 87 alertes sanitaires depuis le début de cette 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC.
Malgré les efforts déployés, le coordonnateur zonal insiste sur l’importance de la collaboration communautaire pour freiner la propagation du virus. Il salue l’implication d’une grande partie de la population, tout en déplorant certains cas de résistance et de méfiance à l’égard des équipes sanitaires.
« Nous continuons à remercier la population d’Oïcha qui collabore avec les équipes de riposte. Mais il reste encore des personnes qui ne croient pas à l’existence de la maladie et d’autres qui résistent aux interventions sanitaires. Sans collaboration et sans engagement de la communauté, nous risquons d’assister à une flambée de l’épidémie. Ebola n’aime pas la résistance. Si la population refuse de coopérer, la maladie pourrait se propager davantage et causer de nombreuses pertes en vies humaines », a-t-il averti.
Le docteur Nzala Esaie indique par ailleurs que le gouvernement congolais et ses partenaires ont déjà doté plusieurs structures sanitaires en équipements de protection individuelle destinés au personnel soignant. Toutefois, il estime que les besoins restent importants pour garantir une riposte efficace face à cette épidémie.
Sam