Beni – Criminalité à Oïcha : 9 victimes de fusillades en 10 mois, dont 6 morts et 3 blessés, selon le Parlement des Jeunes

Ce chiffre date du 9 janvier 2025 au 9 janvier 2026. Dans sa documentation, le Parlement des jeunes de la commune d’Oïcha parle de six civils tués et trois autres blessés par des hommes armés. Il s’agit notamment des deux taximen, tués respectivement le 9 avril et le 6 mai 2025, dans les quartiers Mbimbi et Pakanza ; de l’opérateur économique Munduwandi Wasi, tué à sa résidence le 29 juin 2025 ; de l’épouse de l’opérateur économique Kachelewa ; du jeune revendeur d’unités Sylvain, atteint par balle à son domicile à Mambambeka, avant de succomber à ses blessures à l’hôpital.

Les trois blessés sont l’opérateur économique Kachelewa, son enfant, et le revendeur d’unités Dieu-Merci, blessé par balle au niveau du bassin et de la cuisse, à l’entrée de sa résidence à Pakanza. La jeunesse est la principale cible de ces violences, indique le Parlement des Jeunes d’Oïcha, dans ce communiqué, lu par Charles Valeri, son rapporteur.

« Depuis le 9 avril 2025, au moins neuf personnes ont été victimes de fusillades à Oïcha. Six sont mortes et trois grièvement blessées. Ces violences se sont déroulées sur une période de dix mois, frappant surtout des jeunes travailleurs, des taximen, des revendeurs d’unités et des jeunes opérateurs économiques. Ces chiffres montrent que la jeunesse est la principale cible de cette insécurité et que des mesures urgentes de protection doivent être prises », a-t-il déclaré.

Face à la montée de la crise, cette structure juvénile appelle à la mobilisation des jeunes pour arrêter les auteurs.

« Nous appelons les services de sécurité à renforcer les patrouilles et à sécuriser tous les quartiers. La population, en collaborant aussi avec la police, a alerté qu’il y avait des mouvements suspects. Nous appelons les jeunes à être forts, à rejeter la peur, et à assumer chacun sa légitime défense. Quand on entend ces bandits, poursuivons-les. Si on les arrête même, ce n’est pas un problème. La sécurité est un droit fondamental et un devoir auquel tout le monde doit participer », ajoute Charles Valeri.

Le même document appelle à la vigilance et à la solidarité citoyenne pour mettre fin à ces phénomènes qui risquent de briser la collaboration entre la population et les forces de sécurité. « La jeunesse d’Oïcha refuse d’être sacrifiée », conclut le communiqué.

Jean-Claude Mbafumoja

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