Beni : début de la formation des ex-combattants dans différents travaux à Oïcha !

La formation des ex-combattants dans le cadre de leur intégration professionnelle a débuté ce lundi 14 juillet 2025 à Oïcha. C’est le sous-préfet de la formation professionnelle en sous-division d’Oïcha qui l’a annoncé.

C’était à la parade hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025, tenue au bureau administratif de la commune. Le sous-préfet de la formation professionnelle a précisé que cette formation des ex-combattants s’inscrit dans le cadre du projet Amani 2, que pilote le PDDRC-S.

Ces ex-combattants seront formés dans différents travaux durant trois mois, fait savoir André Kalule Luhavo. Il précise qu’après la formation, ces ex-combattants seront dotés de matériels en vue de leur intégration dans la société.

Ils ont réalisé la première phase, il faut maintenant qu’ils entrent dans la deuxième et qu’ils réintègrent la communauté. Alors il faut que chacun apprenne un métier de son choix dans la formation professionnelle. Nous avons l’informatique, la menuiserie, la coupe-couture. D’autres même ont choisi l’automobile, l’ajustage. D’autres sont allés même en coiffure et esthétique”, dit-il.

Poursuivant son discours, notre source sensibilise les jeunes qui se trouvent encore dans les groupes armés.

Il les appelle à quitter la brousse et à venir bénéficier de ce projet du gouvernement facilité par l’Organisation internationale pour les migrations, OIM. Ils ne seront pas intégrés dans la RAD, rassure le sous-préfet de la formation professionnelle en sous-division d’Oïcha.

Les ex-combattants, tous, ne sont pas encore là, mais nous leur lançons un appel. Là où ils sont, qu’ils viennent, qu’ils rejoignent les autres. Ceux-là qui ont encore les armes, qu’ils n’aient pas peur, qu’ils viennent. Nous allons les recevoir dans la communauté. Il n’y a pas de problème, qu’ils n’aient pas d’inquiétude. Peut-être que certains peuvent croire qu’ils seront désorientés ailleurs, mais non. Ils vont apprendre, ils seront bien accueillis, qu’ils n’aient pas peur“, rassure-t-il.

L’année dernière, ces ex-combattants ont procédé à l’entretien des différentes artères principales et secondaires de la commune d’Oïcha. Ils sensibilisaient ceux qui traînent les pas en brousse à déposer les armes et à se rendre au PDDRC-S pour leur réintégration dans la communauté.

Jean-Claude Mbafumoja.

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