L’administrateur assistant du territoire de Beni, le colonel KALONI Shalunga Marcel, appelle à la reprise de toutes les activités dès ce jeudi 6 novembre 2025, après trois jours de suspension dans la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.
Il rassure que les revendications de la société civile, noyau d’Oïcha, sont en cours de traitement par les autorités compétentes. Le colonel KALONI promet également l’implication des autorités territoriales dans le suivi de ce dossier auprès de l’autorité provinciale.
En attendant une réponse officielle à la demande de la société civile, l’autorité territoriale invite les commerçants, enseignants, élèves, conducteurs de taxi et autres acteurs socio-économiques à reprendre leurs activités.
« Je voudrais apaiser la population de la commune d’Oïcha concernant les décisions prises par la société civile de décréter une ville morte, une ville sans activité, une ville fantôme, où toutes les activités socio-économiques sont paralysées. Nous avons bien compris leurs préoccupations ainsi que celles de la société civile. Nous, en tant qu’autorité territoriale, avons compris qu’il fallait aussi les accompagner auprès de l’autorité provinciale. C’est ainsi que je demande à chacun de prendre conscience que nous ne pouvons pas rester dans cette situation, car cela risque d’entraver la vie des habitants. C’est pourquoi je demande à tout le monde, dès demain, d’ouvrir les boutiques, que les motards s’alignent dans leurs parkings, et que chacun puisse vaquer librement à ses occupations », ordonne l’autorité territoriale.
Et d’ajouter : « Chacun doit donc prendre ses responsabilités là où il se trouve, pour que demain déjà, toutes les activités reprennent. Si nous aimons notre commune et si nous voulons son développement, quels que soient les problèmes que nous rencontrons, nous ne pouvons pas paralyser la vie de la commune d’Oïcha. D’où l’importance que tout le monde reprenne ses activités dès demain matin, afin que les élèves, les professeurs, les enseignants, les opérateurs économiques, et tous les autres, puissent vaquer librement à leurs occupations. »
Pour rappel, ce mercredi 5 novembre 2025, troisième jour de grève illimitée, les activités sont restées paralysées. Le centre commercial d’Oïcha était quasi désert, avec les portes des boutiques, magasins et dépôts de produits agricoles fermés. La circulation sur la nationale numéro 4 était très faible. Dans plusieurs quartiers, des barricades ont été érigées sur les artères principales par des manifestants inconnus.
Le dispositif de sécurité a été renforcé dans plusieurs zones de la commune pour prévenir tout débordement. La société civile d’Oïcha réclame le départ de la bourgmestre, accusée de mauvaise gouvernance, ainsi que celui des commandants de la Police nationale congolaise d’Oïcha et du territoire de Beni.
Wynnie L.