Beni : le ras-le-bol des cultivateurs face aux vols récurrents de leurs produits champêtres !

Le vol de produits agricoles est devenu récurrent depuis plusieurs mois dans les champs situés dans le secteur de Beni-Mbau. Des cultivateurs, réunis au sein de l’association des planteurs de cacao et de café en territoire de Beni, dénoncent cette pratique. Ils se sont confiés à Radio Moto Oicha mercredi 22 janvier 2025, exprimant leur ras-le-bol face à cette situation, reconnue par certains chefs coutumiers.

Edgar Salumu cultive son champ situé à BuloLoma, dans le secteur de Beni-Mbau. Depuis plusieurs semaines, Edgar peine à profiter de ses récoltes, régulièrement volées par des inconnus. Il se sent déstabilisé et déclare en avoir assez de cette situation.

« Les voleurs font souffrir les cultivateurs, car tous les jours, ce sont des lamentations. Quand vous vous rendez dans votre champ, vous trouvez vos cultures, surtout le cacao, déjà volées. Moi, je me mets en colère quand on vole mes cultures, parce que c’est ma vie et celle de mes enfants », a-t-il déclaré.

Djuma Mathe, un autre cultivateur de l’axe Tsanitsani-Mbingui-Mapasana, partage également son désespoir face aux voleurs qui dévalisent son champ.

« C’est compliqué avec le phénomène du vol. Aujourd’hui, il y a des situations qui ont entraîné des conflits. Par exemple, quand on appréhende un voleur qui est du milieu ou s’il est le fils d’un habitant du milieu, cela crée des tensions », fait-il remarquer.

Certains cultivateurs peinent à subvenir aux besoins de leur famille en raison du vol de leurs récoltes. C’est le cas de Goreti Mbafumoja, qui n’arrive plus à payer la scolarité de ses enfants.

« On n’arrive plus à scolariser nos enfants ni à honorer leurs factures de soins à cause de ces voleurs. Ils volent souvent le cacao, le manioc, les bananes et autres cultures. Je demande aux autorités de traquer ces malfrats, parce que si quelqu’un se met à cultiver, il lui faut juste peu de temps pour récolter. Je me suis déplacée récemment d’Otomabere, j’ai directement planté le cacao et là, je commence déjà à récolter. Ils devraient aussi cultiver », lance-t-elle.

Cette situation alarmante a été reconnue par le chef local Bakila-Tenambo lors d’une cérémonie d’ouverture officielle d’un bureau des agriculteurs, mardi dernier. Nous avons également contacté le chef intérimaire du secteur de Beni-Mbau, Kasereka Malisava Jean Bosco, qui a promis de se prononcer sur cette question lundi prochain.

Sam Kitha D.

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