Bannir les antivaleurs, surtout dire non aux drogues, c’est ce que recommandent les autorités administratives et éducatives aux finalistes du secondaire, en plein Examen d’État. C’était lors du lancement officiel de cet examen, qui a eu lieu au centre Nduani, dans le quartier Masosi.
De nombreuses autorités étaient présentes. L’inspecteur chef de pool secondaire, qui s’est félicité de la tenue de cet examen, est revenu sur certains événements malheureux qui ont marqué les récents examens, notamment les mauvais comportements des finalistes pendant et après l’examen. Omer Muke Mwenge cite la prise abusive de drogues et une joie exagérée, ce qui conduit quelquefois à la mort.
“Il y a certains qui s’adonnent à l’alcool juste après la passation, ou bien quand ils viennent de réussir. Non, ce n’est pas la fin du monde. Obtenez votre diplôme calmement. Il y en a certains qui mettent fin à leur vie quand ils explosent de joie. Que cela ne soit pas votre cas. Après la passation, soyez calmes, attendez vos résultats“, conseille Omer Muke Mwenge.
Message qu’est venu renforcer le sous-préfet de la sous-division d’Oïcha. Enock Kavyavu a appelé les candidats au sérieux. Le bourgmestre adjoint de la commune d’Oïcha, également présent, prévient quiconque tenterait de troubler l’ordre public. Jean de Dieu Kibwana s’en va aussi en guerre contre les surveillants qui donnent les réponses aux apprenants. Ils seront arrêtés, dit-il.
Le colonel Marcel Kaloni Shalonga, administrateur militaire du territoire de Beni, a insisté sur la continuité des études après l’obtention du diplôme d’État, avant de procéder au lancement de cet examen.
“Vous n’aurez que quatre jours pour vous confirmer, pour passer à l’université. La jeunesse, c’est l’avenir de demain. Nous avons besoin de vous. Vous pouvez devenir des médecins, vous pouvez devenir des journalistes, des avocats, pourquoi pas des militaires. Demain, c’est vous. Sans sécurité, personne ne pouvait se trouver en ces lieux. Ce lancement, nous le faisons ici, à l’Institut Nduani. C’est au nom de tout le territoire de Beni. Au nom de Son Excellence Félix Antoine, qui est le président de la République, nous lançons officiellement le début des épreuves des examens d’État en territoire de Beni“, a-t-il déclaré.
Dans la province du Nord-Kivu, le gouvernement central a pris en charge les frais de participation à cet examen. Ce lundi, les élèves ont affronté la culture générale. Dans la sous-division d’Oïcha, 2 277 candidats ont signé présent ce premier jour.
Jean-Claude Mbafumoja