Dialogue national : les confessions religieuses amorcent les préparatifs et promettent un processus inclusif ouvert à tous les Congolais

Les confessions religieuses après rencontre avec Félix Tshisekedi. Ph. Tiers

Quelques jours après l’annonce du dialogue national inclusif par le président Félix Tshisekedi, les confessions religieuses ont entamé les préparatifs en vue de l’ouverture officielle des discussions. Chargées de la médiation, elles affirment vouloir restaurer la confiance entre les différents acteurs politiques et sociaux afin de favoriser un climat propice aux échanges.

Selon les responsables religieux, le travail préparatoire est déjà en cours. Intervenant lundi lors d’un Space organisé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le porte-parole de l’Église du Christ au Congo (ECC), le pasteur Éric Nsenga, a annoncé la publication prochaine de la feuille de route ainsi que des modalités pratiques du dialogue.

Pour le responsable religieux, cette initiative vise avant tout à réunir les Congolais autour des principales questions qui concernent l’avenir du pays.

« De ce processus, nous attendons que les fils et les filles du pays se réunissent autour d’une table pour aborder toutes les questions d’intérêt national. Au final, nous voulons que le pays retrouve son intégrité territoriale, soit pacifié, que nous renforcions notre cohésion nationale et que le processus démocratique soit relancé », a-t-il déclaré.

Le pasteur Nsenga a insisté sur le fait que la réussite du dialogue dépendra de sa capacité à répondre aux défis actuels du pays. Selon lui, la publication de la feuille de route permettra de clarifier les objectifs poursuivis, notamment la paix, la cohésion nationale et le vivre-ensemble.

Les confessions religieuses, appelées à jouer un rôle de médiation, estiment que leur mission consiste également à apaiser les tensions politiques et à favoriser le rapprochement entre les différentes composantes de la société congolaise.

Le porte-parole de l’ECC a particulièrement insisté sur le caractère inclusif du processus.

« Il doit être inclusif, et nous insistons : inclusif. Lorsque vous êtes fils du pays, sentez-vous concernés et impliqués. Il ne faut pas que les uns et les autres se sentent lésés ou exclus du dialogue. À ce stade, faisons-nous confiance, apaisons-nous. Ce n’est pas le moment de s’entredéchirer ou de se méfier davantage », a-t-il affirmé.

Annoncé vendredi dernier par le président Félix Tshisekedi à l’issue d’une rencontre avec les chefs des confessions religieuses, le dialogue national inclusif devrait être convoqué officiellement par ordonnance présidentielle. Ce texte devra notamment préciser le mandat des facilitateurs, le calendrier ainsi que le cadre des travaux.

Réclamé depuis plus d’un an par plusieurs Églises, une partie de l’opposition et des organisations de la société civile, ce dialogue est présenté par ses promoteurs comme une voie susceptible de contribuer à la pacification du pays et au renforcement de la cohésion nationale.

Sam KITHA D.

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