La barre des 4 000 cas confirmés d’Ebola a été franchie en République démocratique du Congo. Selon le bulletin épidémiologique du jeudi 6 août 2026, désormais, 5 provinces sont touchées par cette épidémie. Plus de 1 800 personnes sont déjà mortes de cette maladie dans les 53 zones de santé affectées. Le ministère de la Santé explique cette hausse des décès notamment par le fait que certains malades restent dans leurs communautés avant d’être orientés vers les structures de santé.
L’épidémie d’Ebola touche désormais 53 zones de santé dans 5 provinces en République démocratique du Congo. Deux nouvelles zones de santé ont été affectées au cours de cette semaine, notamment à Gombari dans le Haut-Uélé et à Bafwasende dans la province de la Tshopo.
Selon le récent bulletin épidémiologique, l’Ituri demeure l’épicentre principal avec 86,9 % des cas cumulés. Depuis la déclaration de cette épidémie le mois de mai dernier, la RDC a déjà enregistré 4 053 cas confirmés, dont 793 guérisons et 1 850 décès.
694 patients sont en isolement ou hospitalisés. Selon le ministre de la Santé, ce tableau épidémiologique montre que la maladie à virus Ebola reste présente dans certaines communautés. Et ce, alors que plusieurs centres de prise en charge disposent encore de capacités d’accueil.
Selon le ministre de la Santé, cette situation s’explique par le fait que certains malades restent dans la communauté et ne sont orientés vers les structures de santé qu’à un stade avancé. Roger Kamba pense que ces décès communautaires compliquent le suivi des contacts et augmentent les possibilités de transmission.
« La plupart de ces décès sont donc des décès communautaires. Je veux dire : un malade qu’on n’a pas suivi. Et des contacts qu’on n’a pas suivis non plus. Parce que c’est dans la communauté. La maladie est dans la communauté. Ce sont des cas qui restent dans la communauté. Mais très probablement que c’est une maladie banale qui guérit. Le virus a un comportement qui n’est pas celui de notre Ebola. Mais en même temps, les personnes sont en train de développer l’immunité collective sans qu’elles ne le sachent », a-t-il déclaré.
Le ministère de la Santé de la RDC rassure, par ailleurs, de la poursuite de la surveillance et de la prise en charge des cas contacts, avec 1 158 alertes investiguées en 24 heures et le renforcement des capacités dans les provinces touchées.
Wynnie Lusenge