Oïcha : la jeunesse de Pakanza alerte sur les risques de noyade, surtout pour les élèves, liés aux crues des rivières

Les crues des rivières en cette période pluvieuse exposent la communauté, surtout les écoliers et les élèves, aux risques de noyade. C’est l’alerte lancée par la jeunesse du quartier Pakanza, qui craint d’énormes conséquences si les autorités ne s’impliquent pas. Elle plaide pour la construction ou la réhabilitation de certains ponts en état de délabrement et appelle également les habitants à cesser de jeter des immondices dans les rivières.

Dans un entretien avec Radio Moto Oïcha ce samedi 19 septembre 2026, la jeunesse de Pakanza a notamment alerté sur le délabrement de certains ponts, situés principalement dans des endroits où les rivières débordent en cas de pluie. Christophe Muthahinga, vice-président de la jeunesse de Pakanza, affirme que cette situation expose la communauté, surtout les écoliers et les élèves, aux risques de noyade.

« Il y a plusieurs rivières dans le quartier Pakanza. Pendant la pluie, ces rivières débordent. Il y a des fois, il pleut quand les élèves se rendent à l’école ou dans les après-midi, quand ils quittent l’école. Ça devient de plus en plus un problème pour les enfants à traverser parce que les rivières débordent de leurs lits et empêchent la circulation », alerte-t-il.

Il dénonce cependant le fait que de nombreux habitants se servent des rivières comme poubelles en y jetant quotidiennement des immondices. Christophe Muthahinga pense que ces déchets empêchent la coulée des eaux et favorisent les inondations des rivières. Il met en garde contre cette pratique et mobilise en même temps les jeunes à participer massivement aux travaux communautaires.

« Aux populations, de réhabiliter elles-mêmes les ponts sur les petites rivières. De ne pas jeter des immondices dans des rivières. Il arrive des fois où ça bloque les rivières et favorise les inondations. J’appelle la population à ne pas jeter ces immondices dans des rivières. Quand il y a des Salongo, il faut que les jeunes participent massivement », ajoute notre source.

La jeunesse de Pakanza appelle également les autorités urbaines à se saisir urgemment de ce problème.

« Aux autorités de réhabiliter les ponts cassés. De mettre les ponts sur d’autres rivières qui relient les quartiers, les cellules… », a-t-il recommandé.

Le vice-président des jeunes de Pakanza affirme à plusieurs reprises avoir approché les autorités pour ce problème. Selon lui, ils ont même écrit aux partenaires du gouvernement, notamment la MONUSCO, mais en vain.

Jean-Claude Mbafumoja

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