Le cinquième round des négociations entre le gouvernement congolais et les rebelles de la coalition AFC/M23 a débuté au début de cette semaine à Doha au Qatar. Pour la première fois, les ministres congolais et rwandais de l’Intérieur sont conviés.
Ils sont arrivés pour la première fois au Qatar, selon RFI. Ils y sont présents en tant qu’observateurs. L’AFC/M23 y est représenté par son secrétaire exécutif, Benjamin Mbonimpa.
Les États-Unis sont aussi invités à ces négociations, de même que la Commission de l’Union africaine et le Togo. Les discussions en cours portent sur les causes profondément enracinées du conflit dans l’Est de la RDC.
D’après l’Agence congolaise de la presse (ACP), l’AFC/M23 se propose d’assurer un contrôle exclusif des provinces du Nord et Sud-Kivu pendant huit ans. Elle veut obtenir la gestion de ces deux entités provinciales durant cette période.
Une revendication rejetée par le gouvernement congolais, selon notre source. Après la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, les rebelles de la coalition AFC/M23 avaient appelé à des discussions pour résoudre les problèmes laissés en suspens dans cet accord signé à Washington.
Ces discussions, d’ailleurs annoncées lors de la signature de l’accord RDC-Rwanda, ont débuté au début de la semaine en cours. Les chefs d’État congolais et rwandais sont cependant attendus aux États-Unis d’Amérique pour la signature de l’accord final.
Il prévoit notamment le retrait des troupes rwandaises du sol congolais et la traque des FDLR, pour ne citer que cela.
Jean-Claude Mbafumoja