Lubero : le village de Musenge ensanglanté par des présumés ADF

Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF a frappé, dans la soirée du samedi 24 janvier 2026, le village de Musenge, situé dans la chefferie de Baswagha, au sud du territoire de Lubero (Nord-Kivu). Plusieurs infrastructures ont été incendiées et deux militaires FARDC ont perdu la vie lors de l’intervention des forces de sécurité.

Les faits se sont produits aux environs de 20 heures, lorsque des hommes armés ont fait irruption dans la localité, mettant le feu à des habitations ainsi qu’à des bâtiments sociaux de base. Cette attaque a provoqué une panique généralisée au sein de la population. Alertées, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont rapidement intervenues afin de repousser les assaillants et empêcher l’extension de l’attaque vers les villages voisins.

Selon le colonel Alain Kiwewa Mitela, administrateur du territoire de Lubero, le bilan provisoire fait état de 14 maisons incendiées, dont une structure sanitaire et une partie de l’église catholique de la place.

« L’attaque a eu lieu vers vingt heures. Quatorze maisons ont été incendiées, y compris une partie de l’église catholique et un centre de santé. Les forces de défense sont intervenues pour limiter les dégâts. Deux militaires ont perdu la vie lors de cette intervention. Aucun civil n’a été tué », a-t-il précisé.

Craignant pour leur sécurité, tous les habitants de Musenge ont fui la localité, désormais presque entièrement abandonnée. Les déplacés se sont réfugiés dans des zones jugées plus sûres, notamment Musienene, Kyambogho, Musimba ainsi que dans la ville de Butembo.

Le colonel Alain Kiwewa Mitela alerte par ailleurs sur une situation humanitaire de plus en plus préoccupante, appelant à une assistance urgente en faveur des populations déplacées.

« Le village est vidé de sa population. Les habitants ont fui vers des zones jugées plus sûres, notamment Musienene, Kyambogho, Musimba ainsi que la ville de Butembo. La situation humanitaire dans la zone demeure préoccupante et nécessite une assistance urgente », ajoute l’autorité territoriale.

Dans son rapport de monitoring publié jeudi dernier, le comité local de protection communautaire du territoire de Lubero dresse un tableau alarmant de la situation sécuritaire. Depuis le début du mois de janvier, au moins 54 civils ont été tués, en plus de nombreux dégâts matériels, dans la chefferie de Baswagha et le secteur de Bapere.

Laetitia Kamathe Vusara

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