Un commerçant a été tué par balle dans l’après-midi du mardi 13 octobre 2026 à Biakato, chef-lieu de la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Le présumé auteur serait un policier affecté à la garde de la résidence du commandant local de la Police nationale congolaise. En réaction, la Synergie des cadres des opérateurs économiques de cette chefferie accorde un délai de 48 heures aux autorités pour répondre à ses revendications, notamment la justice pour la victime.
La victime, identifiée sous le prénom de Grâce et présentée comme propriétaire d’une boutique, a été mortellement atteinte par balle dans des circonstances qui restent à établir officiellement. Selon une source locale, le présumé auteur, un policier nommé Emmanuel, aurait consommé du tramadol mélangé à une boisson énergisante achetée dans la boutique de la victime avant de lui tirer dessus. La même source rapporte que le policier aurait ensuite tenté de s’en prendre à d’autres civils avant d’être maîtrisé par la population, puis blessé.
Ce drame suscite l’indignation au sein des opérateurs économiques de la chefferie des Babila-Babombi. Dans une déclaration faite tard dans la soirée du mardi 13 octobre 2026 et signée par Schadrack Kambale, la Synergie des cadres des opérateurs économiques se dit profondément préoccupée par la mort de ce commerçant.
Cette structure déplore la perte brutale de l’un de ses membres et formule trois principales revendications à l’endroit des autorités compétentes. Elle exige d’abord l’organisation d’obsèques dignes pour la victime. Elle demande ensuite une réparation en faveur de la famille biologique et de la famille commerciale du défunt. Enfin, elle réclame que justice soit rendue afin que les responsabilités soient établies. Pour obtenir des réponses à ces revendications, les opérateurs économiques donnent un ultimatum de 48 heures aux autorités chargées d’assurer la sécurité de la population.
Dans leur déclaration, ils préviennent qu’en l’absence de réponse dans le délai fixé, ils envisagent de prendre eux-mêmes des mesures pour faire valoir leurs droits, sans toutefois préciser la nature des actions envisagées.
En attendant la réaction des autorités et les conclusions des enquêtes, la Synergie des cadres des opérateurs économiques appelle à une réponse rapide à ses revendications.
Jonas Aristote Sabuni