L’administrateur du territoire de Mambasa appelle la société civile à revoir sa décision de décréter l’incivisme fiscal dans cette partie de la province de l’Ituri. Cette décision, prise récemment pour faire pression sur les autorités face à la recrudescence de l’insécurité, notamment liée aux attaques attribuées aux ADF, est jugée excessive par l’autorité territoriale.
L’administrateur assistant du territoire de Mambasa, le colonel Maxime Pombwa Tshishimbi, s’est exprimé à ce sujet ce week-end, dans une interview accordée à nos confrères de Mambasa. Pour lui, la décision de la société civile est allée trop loin.
Cette autorité territoriale appelle par ailleurs les opérateurs économiques à ne pas suivre ce mot d’ordre. Selon le colonel Maxime Pombwa Tshishimbi, le recours à l’incivisme fiscal ne constitue pas une réponse appropriée à l’insécurité dans la région.
Il y a peu, la synergie des structures de la société civile de Mambasa avait annoncé l’incivisme fiscal pour une durée de six mois. À travers cette décision, les acteurs de la société civile disent vouloir faire pression sur les autorités afin d’obtenir une implication plus efficace dans la lutte contre l’insécurité, particulièrement les attaques attribuées aux ADF.
Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant dans le territoire de Mambasa. Selon un récent rapport d’une organisation de défense des droits humains basée à Mambasa, les différentes attaques enregistrées entre mai et août 2026 ont fait plus de 300 morts et plus d’une centaine de disparus.
Nganga Mbafumoja Victor