Au moins quatre civils ont été tués et d’autres pris en otage à Binza, territoire de Rutshuru. Les rebelles de la coalition AFC/M23 sont pointés du doigt dans ce massacre.
Selon des sources locales, les rebelles de l’AFC/M23 empêchent les agriculteurs d’accéder à leurs champs. Ils les accusent de collaborer avec les FDLR. Pourtant, ces champs constituent leur unique source de survie. Pour ceux qui tentent de se rendre dans les leurs afin de subvenir aux besoins vitaux de leurs familles, les uns sont tués, les autres sont conduits vers une destination inconnue. Ces tueries à répétition terrorisent la population de Nyamilima.
Des voix s’élèvent pour déplorer ces tueries en masse dans plusieurs villages du groupement Binza. Là, des civils tentent de se réorganiser après des affrontements récurrents entre les forces belligérantes.
Face à ce cycle de violences dans le Rutshuru, le député provincial Ngaruye Muhoozi Emmanuel appelle au rétablissement immédiat de l’autorité de l’État. Selon cet élu de Rutshuru, seuls les appels à la justice peuvent contribuer au rétablissement de la paix et à la dignité humaine dans cette partie du Nord-Kivu.
Dans son communiqué du 6 août, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé des violations graves de la coalition AFC/M23, sous l’appui du Rwanda. Le document affirme que 319 civils ont été tués en seulement 13 jours dans quatre villages du groupement Binza.
Laetitia Vusara
