Nord-Kivu : les Wazalendo rejettent les accusations d’exploitation illégale des minerais dans le secteur des Bapere

Les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) Wazalendo du front Grand Nord-Kivu rejettent les accusations portées par certains défenseurs des droits humains, les soupçonnant de participer à l’exploitation illégale et illicite des minerais dans le secteur des Bapere, dans le territoire de Lubero.

Au cours d’un échange avec la presse ce vendredi 21 août 2026 à Beni, le porte-parole des Wazalendo du front Nord, John Mangaiko, a qualifié ces accusations d’allégations attribuées, selon lui, à des personnes opposées aux efforts de restauration de la sécurité dans cette partie du Nord-Kivu.

Le responsable des Wazalendo affirme que leur présence dans les zones minières se justifie principalement par la sécurisation des exploitants qui reprennent progressivement leurs activités dans des carrés autrefois contrôlés ou menacés par les rebelles des ADF.

« Dans tous ces villages les VDP sont là pour sécuriser les exploitants miniers qui sont officiellement reconnus et qui ont commencé à reprendre les carrés miniers qui jadis étaient sous contrôle des ADF, les VDP sont maintenant là-bas et l’armée est régulière sous l’œil de l’Etat. Le VDP n’a pas le pouvoir de faire l’exploitation minière. Ceux-là qui par méconnaissances ont profité à injurier les VDP que sont en train d’exploiter mais aussi de de d’extraire la population, c’est un vocabulaire qu’ils n’ont pas compris », a déclaré John Mangaiko.

Il se félicite par ailleurs des résultats obtenus dans la lutte contre les ADF dans le secteur des Bapere, grâce aux opérations menées conjointement par les FARDC, l’UPDF et les Wazalendo. Il estime que la sécurisation des zones reprises aux groupes armés doit permettre aux populations et aux exploitants de reprendre progressivement leurs activités.

Concernant les critiques émises dans le territoire de Mambasa, en Ituri, contre la présence des Wazalendo, John Mangaiko parle d’une manipulation. Il affirme que la question de leur déploiement éventuel en Ituri est également liée à la nécessité de poursuivre les ADF jusque dans leurs zones de repli.

« Dire que on ne veut pas de nous dans l’Ituri c’est ce sont des questions d’ordre politique. Nous n’allons pas plus en parler maintenant, néanmoins dans les jours à venir nous aurons une réponse à donner parce que les démarches sont à court pour voir comment les Wazalendo peuvent aussi servir dans la province de l’Ituri. Parce que quand nous pourchassons l’ennemi dans la région de Beni et Lubero, il prend fuite dans les forêts de l’Ituri. Donc nous devons chercher à tout prix en collaboration avec l’armée, à collaborer pour que nous puissions mener ensemble une lutte collective », a-t-il ajouté.

Dans plusieurs entités du Nord-Kivu, les Wazalendo font cependant l’objet d’accusations de la part d’acteurs de la société civile et de défenseurs des droits humains. Ces derniers leur reprochent notamment des tracasseries, des actes de torture, la perception illégale de taxes ainsi que des arrestations arbitraires.

Alfred Kahiwa

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