La Commission de communication sur les risques et engagement communautaire en zone de santé d’Oïcha, CCREC, alerte sur le danger des rumeurs et des intox dans la riposte contre la maladie à virus Ebola.
Ces fausses informations constituent d’autres facteurs qui freinent l’engagement communautaire, alors que seule une prise de conscience collective pourra contribuer à l’éradication complète de cette épidémie. La CCREC appelle ainsi la population à se fier aux personnes habilitées pour obtenir des informations fiables sur Ebola.
Le vice-président de la Commission de communication sur les risques et engagement communautaire en zone de santé d’Oïcha, Kakule Kirimba Richard, exprime son regret face à la manipulation des informations liées à la maladie à virus Ebola.
Il cite notamment le cas de l’agglomération d’Eringeti, lundi 28 septembre 2026, où une rumeur sur la présence d’équipes de vaccination contre Ebola a provoqué la panique dans plusieurs établissements scolaires.
« Les gens qui se lancent dans la manipulation de l’information, ce sont eux qui créent les rumeurs et les intox dans le contexte sanitaire de la lutte contre la maladie à virus Ebola. Qu’ils sachent qu’ils sont très dangereux, plus que la maladie elle-même », déplore Kakule Kirimba Richard.
Selon lui, cette fausse information a notamment conduit des élèves à quitter leurs salles de classe à Eringeti.
« On n’a pas connu trop de cas dans notre zone de santé, mais s’il faut vous citer, ne fût-ce que le cas d’Eringeti, par exemple, où, à cause d’une fausse information, les élèves ont quitté les salles de classe. Imaginez-vous, messieurs les journalistes, à quel danger nous avons exposé les enfants », explique-t-il.
Le responsable de la CCREC appelle également à ne pas diffuser de fausses informations concernant les vaccins contre Ebola.
La Commission affirme s’être engagée à rendre disponibles les informations fiables liées à Ebola auprès de la communauté.
Richard Kirimba invite ainsi la population à se référer aux personnes habilitées afin d’éviter de tomber dans les rumeurs et les intox.
« La riposte concerne tout le monde et c’est ainsi qu’on fait tout pour que l’accès à l’information soit vraiment réel et le plus élargi possible », souligne-t-il.
Il cite notamment la démarche de certains enseignants et chefs d’établissements qui viennent chercher des informations auprès des équipes de riposte afin de les transmettre à leur tour aux enseignants et aux élèves.
Pour lui, cette démarche contribue à renforcer les capacités des différentes couches de la communauté et à éviter la panique.
« Donc, ce qui est en train de se faire, c’est de ne pas paniquer la population. Même si Ebola est là, c’est périodique, ça va passer à un moment donné. Mais quand est-ce qu’Ebola va prendre fin ? C’est lorsque tout le monde va prendre conscience », affirme Richard Kirimba.
Il estime que la population doit considérer la lutte contre Ebola comme une responsabilité collective.
« Il faut que nous prenions conscience, que je ne voie pas Ebola comme si c’était une question de quelqu’un d’autre », insiste-t-il.
Le vice-président de la CCREC recommande enfin à la population de rechercher les informations auprès des structures sanitaires et des équipes de riposte.
« La bonne information doit provenir de l’équipe de riposte. Toute question qu’on se pose, il faut aller à la structure, même à l’IT ou au centre de santé le plus proche. Donc, ne faisons pas de nous tous des experts en santé. Ce qui nous dépasse, revenons vers les experts, et puis ils peuvent nous donner la bonne information », conseille-t-il.
Pour rappel, lundi 28 septembre 2026, une rumeur faisant état de la présence d’équipes de vaccination contre Ebola a provoqué la paralysie des activités scolaires dans certains établissements de l’agglomération d’Eringeti.
Des écoliers ont couru dans tous les sens, tandis que certains parents se sont précipités pour récupérer leurs enfants.
Rédaction