Le premier patient guéri de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé d’Oïcha ne présente plus aucun risque de contamination. L’assurance a été donnée ce mercredi 8 juillet 2026 par la coordination de la riposte, au lendemain de sa sortie du Centre de traitement Ebola (CTE). Le coordonnateur zonal appelle la population à accueillir ce survivant sans peur, sans rejet ni stigmatisation. Il invite également la communauté à renforcer sa collaboration avec les équipes de riposte afin de sauver davantage de vies.
Au lendemain de la sortie du premier survivant d’Ebola dans la zone de santé d’Oïcha, les équipes de la riposte ont tenu à rassurer la population. Le coordonnateur zonal, le docteur Kasereka Nzala Esaie, affirme que ce patient est totalement guéri après avoir obtenu deux résultats négatifs aux tests de laboratoire, réalisés à 72 heures d’intervalle. Selon lui, il ne représente plus aucun danger pour son entourage et doit être accueilli comme tout autre membre de la communauté.
« Ce malade est totalement guéri parce qu’il a été testé deux fois, à 72 heures d’intervalle. Les résultats ont montré qu’il n’y a plus de virus Ebola dans son sang. Il n’est donc plus contagieux. Il doit vivre comme tout le monde, jouir de tous ses droits et reprendre normalement ses activités. Il ne doit pas être victime de stigmatisation. Il ne faut pas avoir peur de lui ni le traumatiser en le montrant du doigt », rassure ce professionnel de la santé.
Pour les équipes de riposte, cette première guérison constitue un message d’espoir. Le docteur Nzala Esaie rappelle que la maladie à virus Ebola peut être vaincue si les malades sont pris en charge à temps.
« Sa guérison est un témoignage fort. Elle montre que la maladie à virus Ebola n’est pas une fatalité. Si vous tombez malade, il est encore possible de guérir. La preuve, c’est ce patient que nous venons de faire sortir du centre de traitement. Nous demandons donc à la population de se présenter rapidement à l’hôpital dès l’apparition des symptômes, car plus la prise en charge est précoce, plus les chances de guérison sont élevées », dit-il.
Le coordonnateur zonal insiste également sur l’importance de la collaboration entre les familles et les équipes de riposte. Il estime que l’absence de résistance de la famille du patient a largement contribué à cette première guérison.
« Si le personnel soignant a pu traiter ce malade dans un climat serein, c’est parce que la famille a pleinement collaboré avec les équipes de riposte. C’est grâce à cette confiance que nous avons obtenu ce résultat. La résistance ne nous aide en rien. Au contraire, elle favorise la propagation de la maladie », ajoute-t-il.
Pour rappel, le premier survivant d’Ebola dans la zone de santé d’Oïcha est sorti du Centre de traitement Ebola mardi dernier, après plus de vingt jours de prise en charge. Selon les dernières données sanitaires, la zone de santé d’Oïcha a déjà enregistré trois cas confirmés, dont deux décès et un patient guéri.
Samy Kitha