RDC : l’Église catholique refuse les élèves enceintes dans ses écoles et s’oppose au ministère de l’Éducation !

La décision du ministre de l’Éducation interdisant l’exclusion des filles enceintes dans les écoles fait polémique. Alors que l’autorité nationale approuve, l’Église catholique au Congo refuse d’appliquer cette mesure.

Il a fallu deux jours seulement pour que les écoles catholiques répliquent à la nouvelle décision du ministre national de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté en RDC.

Dans une correspondance de la Commission épiscopale pour l’éducation chrétienne et la Coordination nationale des écoles conventionnées catholiques, l’Église catholique au Congo s’oppose à cette mesure.

Dans leur opposition, les écoles catholiques insistent sur la moralité et la discipline de l’élève en matière de mœurs. Cette commission affirme également n’avoir reçu aucune copie qui lui était réservée. Elle invite cependant ses chefs d’établissement à orienter avec amour les élèves filles enceintes vers les écoles auxquelles le ministère a adressé la note, notamment les écoles publiques non conventionnées.

Le Syndicat national des écoles catholiques en territoire de Beni, à son tour, qualifie d’immorale la décision du ministre national de l’Enseignement. Par l’intermédiaire d’Isse Balu, son secrétaire permanent, le SYNECATH expose les conséquences.

« On ne peut jamais être stable et accepter de rester à côté de quelqu’un qui est en train de cracher n’importe comment, vomir n’importe comment, chercher même à se débarrasser de ses habits. Comme syndicat des enseignants catholiques, nous rejetons en bloc cette note circulaire-là. À tous nos chefs d’établissement, tant du primaire que du secondaire, de ne pas accepter ces filles enceintes dans nos écoles, c’est contre la morale », dit-il avec un ton ferme.

Notons que l’Église catholique compte plusieurs établissements scolaires en RDC.

Dans sa décision, le ministère de l’Éducation a désormais interdit l’exclusion des élèves filles enceintes dans les écoles en RDC, et ce, dans le cadre de la promotion de l’éducation de la jeune fille et aussi pour les épargner des stigmatisations lorsqu’elles sont enceintes.

Jean-Claude Mbafumoja

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