Le président Félix Tshisekedi réaffirme sa volonté de lancer un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Il l’a déclaré le dimanche 16 août à Libreville, au Gabon, lors d’un échange avec des membres de la diaspora congolaise. Le chef de l’État présente cette démarche comme une occasion de renforcer la cohésion nationale dans un pays confronté à des tensions politiques et à une crise sécuritaire persistante. Il annonce une prochaine adresse à la Nation pour préciser les contours de ce dialogue.
Alors que l’opposition congolaise accentue sa pression sur le pouvoir pour l’organisation d’un dialogue, le chef de l’État est revenu sur la question devant la diaspora congolaise au Gabon.
Félix Tshisekedi réaffirme sa volonté de lancer un grand dialogue national pour consolider l’unité du pays.
Il affirme avoir déjà tendu la main à ceux qui souhaitent participer à cette démarche et insiste sur le fait que la cohésion nationale est indispensable au développement de la RDC.
« Pour développer un pays comme le Congo, il faut qu’il y ait une cohésion nationale. On ne peut pas diriger ce pays dans la division, on ne peut le diriger que dans la cohésion. Et donc, j’avais tendu les bras à tous ceux qui voulaient venir comme compatriotes pour le dialogue. C’est une autre occasion que nous offrons pour provoquer cette cohésion nationale. Voilà pourquoi il y a ce dialogue. Dans les jours qui viennent, normalement, je vais m’adresser au peuple congolais pour expliquer les tenants et les aboutissants », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État ne donne toutefois pas encore de détails sur le format, les participants ou le calendrier de ces assises. Il promet simplement que le prochain dialogue sera différent des précédentes initiatives politiques organisées dans le pays.
« Mais d’ores et déjà, je peux vous dire que ce dialogue ne ressemblera en rien à tout ce qu’il y a eu comme dialogue dans notre pays », a-t-il précisé.
De son côté, l’opposition congolaise réunie au sein de la coalition C64, qui exigeait la tenue de ce dialogue avant le 15 août, a décidé de reprendre son bras de fer avec le pouvoir après l’expiration de son ultimatum.
Elle annonce une manifestation le 15 septembre prochain et exige désormais la participation de Corneille Nangaa, chef de l’AFC/M23, ainsi que celle de l’ancien président Joseph Kabila à ce dialogue.
Sam Kitha D.