Adresse du chef de l’État à la nation sur la crise sécuritaire à l’Est : entre critiques et appréciations à Oïcha !

Le discours de Félix Tshisekedi, le président de la RDC, devant la nation suscite des réactions dans la classe politique à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni au Nord-Kivu.

Dans tous les camps, ce discours était très attendu. Au sein de l’ECIDé de Martin Fayulu, on parle, malheureusement, d’une répétition des phrases déjà prononcées. Le Docteur Emery Kathavali, l’un des cadres de ce parti, suggère que s’il faut réduire le train de vie des institutions, il faudrait commencer par supprimer les voyages à l’étranger de Félix Tshisekedi.

« Il continue à miser sur le dialogue alors que nous sommes déjà en position de faiblesse. Ma crainte est que nous y allions à genoux et que nous puissions céder aux caprices de Kagame. Il va toucher aux émoluments des institutions, lui-même a vidé la caisse de l’État avec ses voyages. Il doit commencer par lui-même », dit-il.

L’Union sacrée de la nation en territoire de Beni parle à son tour d’un discours patriotique qui redonne espoir à la population. Pascal Mutumoja, son porte-parole, réitère le message du chef de l’État, celui du soutien total à l’armée loyaliste.

« Le discours est intéressant et patriotique. Il a appelé tous les animateurs à accepter de donner une partie de leur salaire pour accompagner nos militaires. C’est un appel au développement de l’esprit patriotique pour que nous combattions ce voisin rwandais. Nous avons confiance que nous allons gagner », rassure Pascal Mutumoja.

Donnant son point de vue, le chef des travaux Jackson Kavanda estime que ce discours valait la peine. Ce politologue de formation n’est pas contre la voie diplomatique que privilégie le chef de l’État. Pour l’heure, déclarer une guerre contre le Rwanda n’est pas opportun, dit-il.

« Les mesures courageuses que le chef de l’État a annoncées, nous souhaitons qu’elles soient prises en considération. Je ne suis pas d’accord qu’il fallait lancer la guerre contre le Rwanda. Pour que cela soit fait, il faut que le chef de l’État puisse réunir les deux chambres du Parlement. Dans le contexte actuel, il est encore trop tôt car les moyens ne sont pas encore réunis. Tel que la communauté internationale est en train de le vouloir, nous souhaitons bon vent au processus de paix de Luanda », indique-t-il.

Le chef de l’État s’est exprimé à la Nation au moment où l’Est de la RDC est sous pression de l’armée rwandaise. De nombreux pays qui condamnent l’agression de Paul Kagame en RDC font appel au dialogue.

JC Mbafumoja

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