Beni : la société civile de Bapakombe-Pendekali préoccupée par la situation sanitaire liée à Ebola

La société civile de Bapakombe-Pendekali, dans le groupement Baswagha-Madiwe, alerte sur la situation sanitaire dans plusieurs villages de cette localité où des cas confirmés de la maladie à virus Ebola ont été enregistrés. Elle appelle les autorités sanitaires à renforcer la sensibilisation communautaire et les moyens consacrés à la riposte.

Claude Kapakazi, président de cette structure citoyenne, estime que la population reste insuffisamment informée sur les mesures de prévention contre Ebola. Il demande au ministère de la Santé et aux responsables de la zone de santé de Mabalako d’intensifier les activités de sensibilisation dans les communautés touchées.

Selon lui, des difficultés sont également observées dans l’organisation des enterrements dignes et sécurisés. Il évoque notamment un manque de sacs mortuaires nécessaires à ces opérations dans cette partie de la zone de santé de Mabalako.

« La communication est tellement basse. La population n’est pas suffisamment informée », déplore Claude Kapakazi.

Le président de la société civile affirme par ailleurs que le niveau de sensibilisation de la population face à cette 17ᵉ épidémie d’Ebola est inférieur à celui observé lors de l’épidémie de 2018.

Il rapporte également des cas de décès communautaires et de manipulation des corps avant la confirmation éventuelle d’une infection à Ebola.

« Il y a des cas de décès communautaire, de manipulation des corps des personnes mortes. Et après une semaine, il y aura le résultat qui confirme la maladie à Ebola », explique-t-il.

Claude Kapakazi appelle ainsi les autorités sanitaires et les autres acteurs de la riposte à multiplier les séances d’information dans les différentes aires de santé. L’objectif, selon lui, est de permettre à la population de mieux connaître les mesures de prévention et de participer à la limitation de la propagation de la maladie.

La zone de santé de Mabalako a déjà notifié plus de 30 cas confirmés de maladie à virus Ebola, selon les données communiquées par la société civile locale.

A. Sabuni

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