Le secteur de Beni-Mbau dispose désormais d’un nouveau plan local de sécurité triennal. Le document stratégique a été validé ce jeudi 5 février 2026, à l’issue d’un atelier de six jours. Organisée par l’ONG COMOA-RDC avec l’appui de la MONUSCO, l’activité a réuni les acteurs de la société civile, les services de sécurité ainsi que les autorités administratives et coutumières.
Pendant près d’une semaine, les participants ont identifié les principaux problèmes sécuritaires qui affectent le secteur de Beni-Mbau et proposé des pistes de solutions. L’objectif de cet atelier était d’aboutir à un outil commun permettant d’apporter des réponses concertées aux défis sécuritaires locaux.
Le plan local de sécurité validé par les participants est présenté comme indispensable à une gouvernance sécuritaire participative. Pour l’inspecteur adjoint de la territoriale du Nord-Kivu, Bwanakawa Martin, ce document doit désormais être vulgarisé et mis en œuvre.
« Le plan local de sécurité, c’est un outil indispensable pour motiver l’autorité territoriale de suivre la situation sécuritaire. Ce que j’attends ici, j’attends d’abord sa vulgarisation et après ça, sa mise en œuvre. C’est-à-dire qu’il faudrait que chaque citoyen puisse s’en approprier. Vous savez bien que la sécurité est l’affaire de tous », a-t-il déclaré.
Ce plan définit clairement les responsabilités de chaque acteur, des autorités locales aux communautés, en passant par les services de sécurité et la société civile. Le chef de secteur de Beni-Mbau, Jean-Bosco Malisava, estime que ce plan constitue un cadre de référence pour une meilleure coordination des actions sécuritaires.
« La validation de ce plan local de sécurité nous amènera à un bon rendement sur le plan sécuritaire. Nous avons planifié pour trois ans, la mise en œuvre doit se faire dès maintenant. Nous devons faire des plaidoyers auprès de nos partenaires afin qu’ils nous accompagnent dans l’accomplissement de la mise en œuvre de ce plan de sécurité qui concerne tout le monde », a indiqué l’autorité administrative.
Du côté de la société civile, la validation de ce document est perçue comme une avancée majeure. Son président, Georges Kivaya, salue un processus inclusif ayant permis d’identifier les problèmes sécuritaires et de proposer des solutions concrètes. Il appelle à une application effective du plan.
« C’est une grande joie pour nous parce que nous venons de participer à cela. C’est une gouvernance sécuritaire participative. Dans ce que nous venons de coucher dans ce plan, nous voulons que ça soit appliqué dans sa totalité. Pour dire que nous sommes appelés à travailler ensemble avec les autorités pour que nous ayons la paix. Cette fois-ci, nous ne voulons plus que ce plan soit caché ou déposé dans un tiroir. Nous voulons que son application soit réelle et exacte », a-t-il exhorté.
À l’issue de l’atelier, les participants se sont engagés à vulgariser le plan local de sécurité dans les villages et agglomérations du secteur de Beni-Mbau. Organisée par l’ONG COMOA-RDC et financée par la section des affaires civiles de la MONUSCO, l’activité s’est clôturée par la remise de brevets aux participants, dans la salle du bureau administratif du secteur de Beni-Mbau.
Sam Kitha D.