La maladie à virus Ebola est aux portes de la commune d’Oïcha. Les corps des personnes décédées ne doivent pas être manipulés, surtout dans les cas de décès communautaires. Ce message émane du Conseil Territorial de la Jeunesse de Beni. Cette structure met également en garde contre les personnes qui propagent de fausses informations affirmant que le virus n’existe pas. Le CTJ rappelle le respect strict des mesures barrières et appelle la jeunesse à s’approprier la sensibilisation afin de faire face à Ebola.
Se confiant à Radio Moto Oïcha, le Conseil Territorial de la Jeunesse de Beni est revenu sur la dangerosité du virus Ebola. À travers Janvier Katsurana, son troisième vice-président, le CTJ insiste sur le respect des mesures de prévention. Il précise qu’en cas de décès communautaire, le corps du défunt ne doit pas être manipulé par les membres de la famille ou les proches. Une fois qu’une personne meurt à domicile, Janvier Katsurana recommande à la population d’alerter immédiatement les professionnels de santé.
« Nous appelons tout le monde au respect des mesures barrières : respect des distanciations sociales, lavage des mains, port des masques. Évitez de manipuler tout animal mort et même les cadavres. Pour certains cas de décès communautaires, il peut être nécessaire de manipuler le corps de la personne décédée. Les personnes mortes dans les communautés doivent être ramenées à l’hôpital général pour vérifier si elles ne sont pas mortes de cette maladie », dit-il.
Notre source s’insurge également contre la diffusion des fausses informations liées à la maladie. Elle met en garde ceux qui soutiennent qu’Ebola n’existe pas. Pour Janvier Katsurana, ces comportements exposent dangereusement toute la communauté à la propagation du virus. Il appelle ainsi les jeunes à devenir des relais de sensibilisation dans leurs milieux respectifs.
« Les messages doivent être orientés dans le cadre de la sensibilisation. Certains pensent que ce virus est une création et qu’il ne faut pas croire qu’il y a la maladie. Alors que nous avons vécu la 10e épidémie ces années passées, où ce sont les mesures barrières qui ont permis l’éradication de cette maladie. C’est pourquoi, pour nous qui sommes des responsables de la jeunesse, nous avons cette obligation de pouvoir apporter les messages où nous appelons tout le monde au respect des mesures barrières », ajoute-t-il.
Depuis la résurgence de cette maladie dans l’Est de la RDC, le bilan global fait état de 83 cas confirmés, 746 cas suspects, 1 603 contacts enregistrés, 9 décès confirmés et 176 décès probables, selon les statistiques publiées le 21 mai 2026.
Jean-Claude Mbafumoja