Face à la flambée des cas de maladie à virus Ebola dans la zone de santé d’Oïcha, le coordonnateur zonal de la riposte, le docteur Kasereka Nzala Esaïe, appelle à renforcer la surveillance à base communautaire afin de limiter la propagation de la maladie.
Selon lui, cette surveillance constitue un levier essentiel dans la riposte. Elle permet aux membres de la communauté de détecter précocement les cas suspects, de signaler rapidement les alertes et de faciliter la prise en charge des personnes malades.
Le coordonnateur zonal invite ainsi la population d’Oïcha à rester vigilante et à signaler immédiatement tout cas suspect, notamment en présence de fièvre, de diarrhée, de vomissements, de saignements ou de décès inexpliqués au sein de la communauté.
Pour faciliter les alertes, deux numéros verts ont été mis à la disposition de la population : 086 44 79 790 et 097 00 52 772.
Le docteur Kasereka Nzala Esaïe insiste sur la nécessité de signaler rapidement tout événement inhabituel, notamment les décès humains ou animaux dont la cause est inconnue.
« Tout le monde doit surveiller dans la communauté, c’est-à-dire rechercher les gens qui présentent des signes et alerter dès que nous sommes en face de cas suspects. Si nous sommes en face de cas de décès communautaires, nous devons alerter. Si nous constatons la mort d’un animal, une mort naturelle sans cause connue, il faut alerter. Mort d’une personne sans cause connue, il faut alerter », souligne-t-il.
Il appelle également à intensifier la communication sur les risques liés à Ebola et la sensibilisation communautaire afin de faciliter la détection précoce des cas suspects.
Le coordonnateur précise par ailleurs qu’un numéro d’alerte permanent sera diffusé dans les églises. Il rappelle que ce numéro vert est gratuit et peut être appelé même sans unités de communication.
Pour les responsables de la riposte, la vigilance de la population et la rapidité des signalements restent essentielles pour détecter les cas suspects et freiner la propagation du virus.
Laetitia Vusara