Le passage des véhicules des organisations non gouvernementales (ONG) continue de provoquer des perturbations dans certains établissements scolaires de la ville d’Oïcha.
Ce mercredi 14 octobre 2026, les élèves de l’école primaire Kolikoko, située dans la commune d’Asefu, au quartier Pakanza, ont été contraints de quitter leurs salles de classe après le passage d’un véhicule d’une ONG vers 10 heures, pendant la récréation.
Selon l’enseignant Katembo Vahirehi Jérémie, les apprenants ont cru que le véhicule transportait une équipe de la riposte chargée de sensibiliser la population sur la maladie à virus Ebola ou d’administrer le vaccin aux enfants. Cette crainte a perturbé le bon déroulement des activités scolaires dans cet établissement.
Notre source a toutefois tenu à rassurer les parents et les élèves, affirmant qu’aucune activité ne peut se dérouler au sein de l’école sans l’autorisation des autorités scolaires. Il a également précisé que les partenaires éducatifs doivent être préalablement informés de toute éventuelle campagne de sensibilisation sur la maladie à virus Ebola.
« Actuellement, nous vivons la peur au ventre avec les enfants à cause de la maladie qu’on appelle Ebola. Ce mercredi, il y a eu un événement qui s’est produit au sein de notre école. Un véhicule d’une organisation non gouvernementale qui passait aux environs de l’école a provoqué l’arrêt des cours dans notre établissement. Les apprenants ont pris la fuite en abandonnant leurs salles de classe. Les enfants croyaient à une équipe de la riposte d’Ebola. On ne savait pas de quoi il était question. Les parents doivent savoir qu’on ne peut pas vacciner les enfants sans les en informer. Les enfants doivent comprendre que la maladie existe et qu’il faut appliquer les mesures barrières face à la maladie », affirme l’enseignant Katembo Vahirehi Jérémie.
Il convient de rappeler que, la semaine dernière, des élèves de certaines écoles du quartier Pakanza avaient également abandonné leurs salles de classe, effrayés par le passage d’un véhicule appartenant à une ONG dans cette partie de la ville d’Oïcha.
Janvier Kombi