Un mois après la signature d’une déclaration de principes entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, un premier projet d’accord a été transmis aux deux parties par le médiateur qatari. Ce document prévoit la création d’une force spéciale intérimaire dans le Kivu, un dialogue politique, l’organisation d’élections dans les zones affectées, ainsi que des mécanismes de vérité et de réconciliation.
Ce projet d’accord doit relancer un dialogue déjà fragilisé entre la RDC et le M23 à Doha. Le texte, structuré en trois phases, fixe plusieurs étapes clés. Selon le chronogramme fixé par le médiateur, la signature de l’accord marquera le jour 0, et sera suivi de la première phase qui durera 30 jours. Cette première phase vise à améliorer la situation humanitaire et à restaurer l’ordre.
Une force spéciale intérimaire mixte sera créée pour opérer dans les zones contrôlées jusqu’ici par l’AFC/M23. Selon RFI, cette force ne pourra intervenir en dehors de ces zones, ni être déployée ailleurs sans consentement. Cette force sera issue à 50 % de l’AFC/M23, l’autre moitié sera composée de policiers congolais et de civils locaux, mais sans les militaires des FARDC.
Son recrutement sera supervisé par un mécanisme multilatéral. Cette force aura un mandat renouvelable de cinq ans et sa mise en place est prévue en 2027. La deuxième phase débutera 60 jours après la première. Elle prévoit la mise en place d’une gouvernance intérimaire et le renforcement de la sécurité, ainsi que la préparation des élections dans les zones contrôlées par le M23.
Ces élections, prévues en 2027, devront être libres, justes et transparentes, selon ce document. La gouvernance intérimaire inclura des nominations locales en consultation avec l’AFC/M23, selon Actualité.cd. La troisième phase, prévue en 2026, concerne la relance politique, sociale et économique.
Elle comprend l’organisation d’un dialogue national en RDC et la mise en œuvre d’un plan global de redressement économique, qui devra être annoncé avant la fin de cette phase.
Un mécanisme multilatéral de suivi assurera la coordination et le contrôle de l’application de l’accord. Selon le porte-parole du gouvernement congolais, les pourparlers, initialement prévus le 8 août dernier, pourraient finalement débuter cette semaine à Doha, au Qatar. Les deux parties en conflit ont confirmé, le 17 août dernier, leur volonté de relancer les discussions.
Sam KITHA D.