Ituri : des acteurs de la société civile réclament des enquêtes après de nouveaux massacres à Babila-Babombi

Les décombres d'une maison d'habitation incendiée par les ADF à Biakato. Ph. Tiers

Des acteurs des droits humains et plusieurs composantes de la société civile de la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa en Ituri, demandent l’ouverture d’enquêtes judiciaires après une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF dans la localité de Biakato.

L’attaque est survenue dans la nuit du mercredi au jeudi 14 mai 2026 au bloc Bangole, situé à Biakato, chef-lieu de la chefferie des Babila-Babombi. Selon un bilan provisoire communiqué par des sources locales, trois civils ont été tués, plusieurs maisons incendiées et des animaux de basse-cour emportés par les assaillants.

Parmi les voix qui s’élèvent après cette nouvelle incursion figure celle de Ram’s Malikidogo, acteur des droits humains dans la région. Celui-ci appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures sécuritaires et à diligenter des enquêtes afin d’établir les responsabilités autour des massacres répétés de civils dans cette partie du territoire de Mambasa.

« Le bilan reste encore provisoire parce que cette attaque a provoqué un déplacement massif de la population pendant la nuit. Les dégâts sont énormes. Plusieurs personnes ont perdu connaissance et ont été admises dans des structures sanitaires après ces attaques répétitives. Nous demandons à la justice d’enquêter sur tous ces massacres dans la chefferie des Babila-Babombi, parce que la population ne parvient plus à comprendre ce qui se passe », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de recrudescence de l’insécurité dans cette entité coutumière. En l’espace d’une semaine, au moins trois incursions attribuées aux combattants ADF ont été signalées dans la chefferie des Babila-Babombi, provoquant une psychose grandissante parmi les habitants.

Artiste Sabuni

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