Les évêques catholiques de la province ecclésiastique de Kinshasa ont exprimé leurs vives inquiétudes face à la situation sociale et sécuritaire en RDC. Réunis pendant une semaine en assemblée épiscopale à Inongo, dans la province du Mai-Ndombe, les prélats dénoncent notamment la pauvreté croissante de la population, l’insécurité généralisée ainsi que les violences visant l’Église catholique.
Dans leur déclaration finale publiée mercredi 14 mai, les évêques dressent un tableau préoccupant du pays. Ils évoquent un climat marqué par la recrudescence des violences physiques et verbales dans plusieurs villes et villages, mais aussi par des attaques ciblées contre l’Église catholique, ses responsables et ses structures.
Les prélats catholiques dénoncent également plusieurs difficultés auxquelles les populations restent confrontées au quotidien. Ils citent notamment les tracasseries fluviales et routières, la multiplication des barrières et des taxes jugées inappropriées, ainsi que le retard de paiement des salaires des fonctionnaires dans plusieurs zones rurales.
Les évêques pointent aussi « l’abandon de la jeunesse », la corruption dans les milieux éducatifs et dans certaines institutions publiques, qu’ils considèrent comme des facteurs aggravant la crise sociale dans le pays. Malgré ce constat alarmant, les pasteurs catholiques reconnaissent quelques avancées enregistrées ces derniers mois. Ils saluent certains efforts du gouvernement dans l’amélioration des infrastructures routières et la fourniture de l’électricité dans quelques zones de la province ecclésiastique de Kinshasa.
Sur le plan sécuritaire, les prélats encouragent également les initiatives engagées pour restaurer la paix dans les régions touchées par les violences des groupes armés, notamment celles affectées par les activités de la milice Mobondo. L’Assemblée épiscopale de la province ecclésiastique de Kinshasa a réuni durant une semaine les évêques de plusieurs diocèses du Grand Bandundu et de Kinshasa.
Rédaction