Kasindi : les déplacés de guerre lancent un appel urgent à l’aide humanitaire

Les déplacés de guerre installés dans la commune frontalière de Kasindi, en territoire de Beni, alertent sur la détérioration de leurs conditions de vie. Manque de nourriture, accès limité aux soins de santé et absence d’activités génératrices de revenus figurent parmi les principales difficultés auxquelles ils sont confrontés. Leur président, Kikunzura Israël, s’est exprimé à ce sujet vendredi 24 juillet 2026.

Selon lui, depuis l’arrivée des premières vagues de déplacés en janvier 2026, aucune assistance significative n’a été apportée, ni par le gouvernement central, ni par le gouvernement provincial, ni par les organisations humanitaires. Il précise que les statistiques des ménages déplacés ont déjà été transmises au Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), mais qu’aucune intervention concrète n’a encore suivi.

Ces familles ont fui les violences attribuées aux rebelles du M23 ainsi qu’aux combattants des ADF/MTM. À cette insécurité s’ajoute la fermeture de la frontière, qui prive de nombreux déplacés de leurs moyens habituels de subsistance.

« Depuis notre arrivée à Kasindi, nous n’avons reçu aucune assistance significative. Nous demandons aux autorités et aux partenaires humanitaires de venir en aide aux déplacés, qui vivent aujourd’hui dans une situation très difficile », a plaidé Kikunzura Israël.

Malgré ces difficultés, le président des déplacés salue l’élan de solidarité des habitants de Kasindi, qui continuent d’accueillir et d’héberger de nombreuses familles ayant fui les violences. Il appelle enfin les autorités congolaises à redoubler d’efforts pour rétablir durablement la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et permettre le retour des populations dans leurs villages d’origine.

Héritier Ndunda

LA UNE